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Itchi, le collagiste parisien d’un autre temps

« Le collage est la reconnaissance par le peintre de l’inimitable, et le point de départ d’une organisation de la peinture à partir de ce que le peintre renonce à imiter, une affiche, une boîte d’allumettes, qu’importe. » (Louis Aragon)

Vendredi 8 septembre 2017. Paris sous la pluie. La capitale n’est que plus embellie par la vue spectaculaire surplombant les célèbres toits parisiens. Au loin, la tour Eiffel triomphe telle une reine. Le collagiste Itchi, collectionneur passionné, m’accueille dans son atelier, une petite chambre de bonne perchée au sixième étage d’un immeuble montmartrois.

Rencontré au vernissage privé de Noty Aroz en juin dernier, Itchi me fait entrer dans son univers onirique des années passées.

Itchi, tu portes un nom d’artiste bien original. D’où vient-il ?

Je m’appelle Sacha, et Itchi est un dérivé. Mes amis m’appelaient Sachi, et puis avec le temps c’est devenu Itchi. C’est également un clin d’œil à Itchy & Scratchy dans les Simpson.

Quel a été ton parcours afin de trouver une place dans le monde de l’art ?

J’ai fait une école d’arts appliqués, l’ISAA à Paris. A l’origine je suis graphiste. Avec deux amis, nous avons monté un collectif qui s’appelle les « Mégalos ». On n’avait pas du tout d’expérience, alors se lancer en tant que graphistes indépendants s’avérait difficile pour trouver du travail.

De ce fait, j’ai eu pas mal de temps libre. J’ai développé différentes techniques et des projets personnels. Je me suis aperçu que le collage plaisait plutôt bien, j’ai réalisé un ou deux projets d’illustration. Puis, petit à petit j’ai découvert toute une communauté de collagistes dont je me suis inspiré. J’ai appris aussi que les sources des images pour faire les collages étaient importantes. Alors j’ai commencé à récupérer des vieux magazines, je m’y suis vite pris au jeu ! Au fur et à mesure je postais mes créations sur Flickr, l’instagram des années 2000. Des groupes de collagistes postaient également leurs œuvres, ce qui a créé une communauté.

Ainsi, j’ai débuté dans le monde de l’art en m’éloignant du travail de design graphique pur et en développant un univers personnel. Tous mes travaux sont désormais autour du collage.

En constituant un petit réseau, via le bouche à oreille ou via les réseaux sociaux, je réponds à des commandes essentiellement pour la presse ou des galeries. Le plus gros travail que j’ai élaboré, c’était l’année dernière pour l’hôtel Renaissance Paris République qui souhaitait une décoration dans l’esprit des années 1950-60. J’ai fait une quarantaine de collages qui décorent les couloirs, les chambres et la salle de restaurant. J’ai été contacté par la plateforme Balibart qui proposait à l’époque des tirages d’illustrateurs en édition limitée. Désormais, on peut créer notre « shop » nous-même. Dans mon cas, ils ont joué le rôle d’agent.

J’ai aussi réalisé des illustrations pour un article du magazine L’instant Parisien, et une affiche d’un film croate indépendant « Happily Ever After ».

Dans tes œuvres, tu utilises des images anciennes, souvent tirées de vieux journaux. Quelle est ta démarche artistique ? Peux-tu nous expliquer le processus de création de tes œuvres ?

Le processus de création est toujours le même : fouiller dans les magazines. Je commence à avoir une grosse collection ! Je m’oriente plutôt vers les magazines de mode, de cinéma, de reportages comme Paris Match. Je les trouve sur e-Bay, Le Bon Coin, ou lors de vide-greniers. En ce qui concerne mon travail personnel, l’idée est de parcourir les magazines sans chercher quelque chose de précis. Ce sont les images qui vont me plaire. Ensuite, je construis l’œuvre autour d’une photo, d’une image qui m’a interpellé. En revanche, le procédé est différent pour les commandes : je cherche des images bien particulières. Il m’arrive parfois de mixer les matériaux, par exemple la peinture, les pastels, le calque…

Ma démarche artistique consiste à replacer des images anciennes peu connues dans mon univers et leur redonner une touche de modernité.

Si tu devais choisir une œuvre parmi tes collages, laquelle serait-elle ?

Le collage qui pourrait représenter le plus mon travail, ce serait celui utilisé pour ma première exposition en 2015. Il se nomme « Hang Time ». En basket « hang time » c’est le temps où l’on est en l’air et en anglais « hang » signifie « accrocher ». Pour ma première exposition solo, c’était le moment d’accrocher mes œuvres ! Le jeu de mot s’y prêtait bien. On peut penser aussi au temps suspendu : prendre des images d’un ancien temps pour les réutiliser aujourd’hui.

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Hang Time – Itchi

Tes œuvres font penser à des photomontages, que l’on peut réaliser aujourd’hui avec des logiciels informatiques. Selon toi, quelle est la finalité d’utiliser des vieux souvenirs, des photos anciennes avec la technique du collage ?

J’aime le travail à la main pour le rendu visuel. J’aime sentir les textures, froisser le papier. Évidemment, on peut le faire par ordinateur mais ça ne sera jamais la même sensation. En revanche je ne suis pas contre les montages digitaux. Par exemple, un artiste que j’admire et qui m’a donné envie de faire du collage, Julien Pacaud, réalise du collage numérique. Le rendu est superbe.

Pour moi, le travail à la main me permet d’avoir une vue d’ensemble. Cependant, j’ai réalisé des images mixtes : par exemple, je colle à la main des photos et ensuite je vais rajouter certains éléments à l’ordinateur comme des traits, pour ajouter un côté graphique et géométrique.

Tes œuvres semblent inspirées des mouvements dadaïste et surréaliste par la juxtaposition des formes géométriques. On peut citer le dadaïste Raoul Hausmann avec ses photomontages ou encore le surréaliste Max Ernst. Revendiques-tu également une liberté d’expression en jouant avec la matière ? Souhaites-tu créer un nouveau langage artistique en créant de nouvelles associations visuelles ?

Il y a beaucoup de liberté dans ma démarche artistique, je n’ai jamais une idée préconçue. En effet, les magazines des années 1950-60 rappellent ces mouvements. Je m’inspire aussi des constructivistes russes des années 1920 dont la tendance artistique se concentre sur la composition géométrique rigoureuse.

Je mixe les oppositions ancien/moderne, deux univers qui s’unissent. Ces associations visuelles peuvent constituer un langage artistique dans le sens où ma démarche consiste à faire revivre des images anciennes, à les intégrer à notre époque.

Peut-on définir ton œuvre de « poétique » ?

La notion de hasard, au cœur de ma démarche, peut faire penser au cadavre exquis. Des associations visuelles vont construire un univers onirique. L’image, ses couleurs, son aspect esthétique me guident. Le but est de sortir les clichés de leur contexte. Les images que je choisis sont parfois nostalgiques et rappellent une époque lointaine, à laquelle on rêve souvent. Si je peux faire voyager les gens le temps d’une image, mon pari est réussi !

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Untitled – Itchi

Je souhaiterais revenir sur ta collaboration avec Noty Aroz. Quelle a été ton interprétation du personnage « El Murciélago » ?

Lorsque Noty Aroz m’ont contacté, je ne connaissais pas parfaitement leur univers. Je n’ai pas pensé à une interprétation particulière du personnage. Le principe était d’appliquer mon ambiance sur leur personnage. J’ai réalisé deux collaborations avec eux. L’objectif de la collaboration était la contrainte d’une nouvelle technique : le grand format. Cependant, sur la première collaboration, j’ai gardé des éléments de leur univers : les fleurs et le signe de Batman. Sur la deuxième, j’ai davantage pensé à la pièce, au format, j’ai donc pu mieux l’appréhender.

Envisages-tu des collaborations avec d’autres artistes ?

Le sujet a été évoqué avec le street-artist J3 qui réalise des labyrinthes à la craie dans Paris. Je ne travaille pas dans la rue, mais cela me plairait d’essayer. C’est un véritable travail d’agrandissement. Autrement, je collabore avec des collagistes allemands ou encore colombiens par correspondance. J’envoie le début d’un collage, ils le complètent, et inversement. Les résultats sont surprenants et vraiment sympas. C’est une sorte de cadavre exquis encore une fois.

Que t’évoque le street-art ?

Le street-art m’a véritablement incité à me lancer dans la création artistique en observant mes amis taguer dans la rue. C’est un art accessible à tous. Selon moi, le street-art met à disposition un même lieu : l’univers urbain. Dans cet univers unique, la création est florissante et variée, chacun apporte ses compétences. On ne voit jamais la même chose.

As-tu des expositions de prévues ou en cours ?

Depuis le 26 septembre, je fais une expo-vente à Gambetta avec plusieurs artistes, jusqu’au 1er octobre. En janvier 2018 en Belgique, une exposition collective dédiée au collage est prévue, jusqu’au mois de mai. En février 2018 à Paris, une exposition également consacrée au collage se tiendra à la galerie 3F à Abbesses. Enfin, en décembre 2018 à Montpellier, se déroulera une exposition en collaboration avec un artiste dont j’ignore l’identité pour le moment.

Quels sont tes projets pour l’avenir ?

J’aimerais réaliser un livre qui regrouperait l’évolution de ma démarche, mais je n’ai pas encore d’idées bien précises. Et pourquoi pas réussir à consacrer 100% de mon temps à des projets personnels ! Cela fait également partie de mes aspirations pour l’avenir.

« L’irrationnel est la plus noble conquête du collage » (Max Ernst)

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Laura Barbaray

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Expos

Rencontre avec Noty Aroz : le street-art entre culture sacrée et populaire

Un lieu, une rencontre

Montrouge, jeudi 8 juin 2017. Noty Aroz, un duo de jeunes artistes urbains, m’accueillent dans leur atelier. Des masques de super-héros sculptés, des graffs, des affiches abondent les murs recouverts de fil rouge. Pochoirs, bombes de peinture, crayons, ébauches et esquisses encombrent les planches à dessin et laissent deviner qu’un événement se prépare…

Me voici au cœur de la création artistique des deux street-artists où foisonne leur imagination débordante. Ainsi, je découvre les prémisses de l’exposition intitulée « El Murciélago » qui a lieu du 23 au 25 juin 2017 à la Cremerie de Paris.

C’est à cette occasion que Noty Aroz ont accepté de répondre à mes questions.

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Atelier de Noty Aroz – Montrouge

Vos noms d’artistes sont un peu intrigants… d’où viennent-ils ?

Ce n’est pas nous qui les avons choisi. C’est notre père spirituel, qu’on appelle « Le Professeur » et qui nous a enseigné sa théorie sur les divinités que nous représentons. « Noty Aroz » est une énigme alors je ne peux pas donner la solution ! Mais l’indice numéro 1 est que c’est un palindrome graphique. C’est un mot qui s’écrit dans les deux sens graphiquement. Par exemple, le « N » est la même lettre que le « Z ».

Vous êtes deux jeunes artistes urbains. Quel est votre parcours et comment avez-vous débuté dans le monde de l’art ?

On s’est rencontré quand on était gamin. On faisait juste un peu de dessin et de graffiti quand on était ado. Puis, on a rencontré quelqu’un, Le Professeur, qui nous a beaucoup influencé sur notre démarche artistique et qui avait un regard particulier sur notre monde et sur l’art en général. Il nous a transmis un savoir qui s’est transformé en connaissance, et nous a guidé dans notre approche et dans son aboutissement. Un peu comme une mission à accomplir.

Qui est réellement ce « Professeur » ? Reste-t-il dans l’ombre ?

Il ne veut pas forcément que l’on dise son nom, c’est pour cela que nous l’appelons « Le Professeur ». Il a une théorie qui, comme beaucoup de scientifiques, est critiquée. Sa théorie se nomme le « syncrétisme fictif ». Un syncrétisme est une fusion entre deux cultures différentes. Par exemple, la Santa Muerte au Mexique est un syncrétisme car c’est un mélange des croyances mayas et du christianisme. Et fictif, car aujourd’hui, nous n’avons plus de grands mythes fondateurs qui permettent de donner des bases à une société. La spiritualité meurt et on retrouve ces mythes fondateurs dans la fiction. Grâce aux grandes histoires, les hommes donnent un sens à leur monde. Aujourd’hui, la fiction prend le pas sur le réel. Par exemple, on observe des personnes qui passent une grande partie de leur temps libre à se fabriquer des costumes de Stormtrooper. On peut appeler ça un fanatisme fictif. On peut constater dans la société un impact de la fiction sur le réel. Des divinités que le Professeur avait prédites en établissant un lien entre l’univers de Batman et l’univers de la fête des morts mexicaine, par exemple, se sont révélées vraies. En ce moment, au Mexique, des gens vénèrent Batman. Pour toutes nos divinités, il y a des histoires de ce genre.

C’est justement le sujet de votre exposition intitulée « El Murciélago » qui a lieu du 23 au 25 juin. Que représente ce personnage ?

Cette exposition se consacre uniquement au personnage du Murciélago. C’est une divinité syncrétique qui est un mélange entre la Santa Muerte mexicaine et l’univers de Batman. En 2011, dans la région de Veracruz au Mexique, des groupes d’individus anonymes se sont révoltés contre la violence des cartels mexicains, l’inefficacité de la police et les hommes politiques corrompus, et se sont unis afin d’exterminer les narcotrafiquants. Des légendes urbaines sont alors nées autour de ces individus, et on les a rapidement associés à Batman car on retrouve dans la célébration de la fête des morts au Mexique une inversion manichéenne symbolique. Au niveau des symboles, il y a une inversion entre le Bien et le Mal. Au Mexique, on célèbre la mort avec des fleurs, de la couleur, synonymes de la fête, et dans l’univers de Batman tout ce qui est bon est sombre et tout ce qui est mauvais est joyeux et coloré. C’est là le point commun entre ces deux univers. A partir de ce fait divers, le peuple de la région de Veracruz remerciait ces groupes d’individus : on les assimilait à des surhommes, on allumait des cierges pour eux, on se procurait des petites figurines de Batman. Cette Santa Muerte mexicaine a été confrontée avec l’univers de Batman pour obtenir « El Murciélago ». Après de nombreuses recherches, on a représenté ce personnage graphiquement, (voir photo ci-dessous) où tous les symboles sont justifiés : la balance de la justice qui est un symbole commun aux justiciers et à la Santa Muerte, la chauve-souris est l’animal totem de Batman mais également la divinité de la mort chez les mexicains. Plusieurs liens existaient et c’est justement cet élément déclencheur qui les a rapproché.

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Sérigraphie « El Murciélago » – Noty Aroz

A quoi pouvons-nous nous attendre lors de votre exposition ?

Il y aura des ateliers et des performances. Ce sera trois jours d’animation. Des amis street-artists collaboreront pour rendre hommage au Murciélago. Il y aura également des explications autour des œuvres pour tendre vers une exposition interactive, avec une installation sonore qui éclairera l’œuvre majeure. Près d’une vingtaine d’artistes différents présenteront leurs travaux. Des nouvelles œuvres seront aussi présentées, dont des nouvelles collaborations avec d’autres artistes. L’exposition comportera différents formats : les artistes Bebar, Jo Di Bona, Eddie Colla, Lord Urb1 et Matt_tieu taperont les vitrines, une grande planche de bande-dessinée collective sera exposée et un cadavre exquis sera réalisé en live le soir du vernissage.

Pouvez-vous définir le concept de « Mythologeny » qui est au cœur de votre projet artistique ?

La Mythologeny regroupe des nouvelles divinités qui répondent à une carence spirituelle de notre génération. Elles incarnent des nouvelles valeurs. A l’époque il y avait le dieu de la chasse, de la guerre… Aujourd’hui, ces thématiques ne nous touchent plus au quotidien. Des divinités plus contemporaines répondent à nos valeurs actuelles comme le dieu de la justice, de l’objectivité, du choix, des opprimés…

Le terme « Mythologeny » est la contraction de « mythologie » et « génération Y ». C’est l’ensemble de ces divinités qui forme une nouvelle mythologie.

Nous, quand on répand cette bonne parole, on fait de l’iconodulie, c’est-à-dire que l’on représente graphiquement des divinités religieuses, à l’inverse des iconoclastes. Le street-art est le meilleur moyen de répandre les images. C’est une sorte de pèlerinage artistique.

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Atelier de Noty Aroz – Mythologeny

La série « Mythologeny » regroupe des visages de personnages contemporains sculptés, comme des super-héros. Pourquoi avoir utilisé des techniques et des thèmes ancestraux, en décalage avec la culture street-art ?

Notre travail est dichotomique, toujours fondé sur les oppositions entre deux univers qui s’unissent, tant dans l’idée que dans la forme. En effet, nos noms d’artistes Noty Aroz s’opposent, on réfléchit sur le sacré et le populaire, la réalité et la fiction. Le concept de dualité est le cœur de notre démarche.

On a réalisé nos masques sculptés en 3D dans la même logique : la forme coordonne avec le fond. Pour le côté populaire, on a opté pour le pochoir, le graffiti. À l’opposé, la sculpture est pour nous la forme la plus sacrée. On a voulu confronter ces deux univers. Ces masques en 3D sont des superpositions de couches de pochoirs redécoupés, que l’on recompose avec des clous. Ainsi, on peut qualifier ces masques de totems contemporains.

La thématique du masque prend une place importante dans votre œuvre. Pourriez-vous en donner une interprétation ?

Ce qui est intéressant, c’est de comprendre pourquoi les personnages masqués nous parlent autant. Dans la théorie du syncrétisme fictif, on retrouve toujours des personnages masqués. Le masque est associé au divin, c’est ce qui permet à l’homme de devenir surhomme. Aujourd’hui, on le voit avec les super-héros. Par exemple, quand Peter Parker décide de devenir Spider-Man, son désir n’est plus de séduire sa voisine, mais de sauver le monde. Le masque permet d’accéder aux grands objectifs, aux grands enjeux. Les super-héros sont la suite logique des masques africains, des samouraïs : ils représentent le surhomme.

Votre œuvre interroge également les images. Au sein d’une société surmédiatisée où images, identités visuelles et publicité envahissent l’espace public, comment aborde-t-elle la question de l’image et du symbole ?

On représente le rapport au divin à travers ces personnages de fiction de façon oppressante dans la rue en travaillant sur la répétition. C’est en cela que le street-art fonctionne bien par rapport à notre démarche car c’est une pratique intrusive qui s’impose dans la société. Il y a véritablement une réflexion sur cette intrusion de l’art dans le quotidien. On utilise les mêmes outils que la publicité, mais à la différence, nous n’avons pas de message au premier degré qui dit de consommer telle ou telle chose. Notre objectif est de faire réfléchir la société, quelle que soit la génération, sur notre projet car elle reconnaît quelque chose qu’elle connaît. On souhaite poser une question. Une symbolique existe dans notre travail, et c’est pour partager nos idées que l’on prépare cette exposition.

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Screamses II – Noty Aroz

Aujourd’hui, les communautés de fans participent de plus en plus à la création d’un univers étendu, au-delà de la fiction originale, par exemple pour Star Wars ou Harry Potter. À travers le transmédia storytelling, les fans s’emparent de l’œuvre pour l’augmenter en exploitant différents supports (blogs, conception de costumes, jeux vidéos, lieux de rencontre…). Peut-on définir votre projet artistique comme nouveau support de la pratique du storytelling ?

Les communautés de fans ont besoin de la fiction pour se fédérer derrière une valeur commune. Ils se sentent appartenir à une collectivité qui les rassure et qui répond à leurs questions.

Il y a en effet un aspect narratif avec toutes les recherches que nous effectuons sur la mythologie pour les retranscrire graphiquement. On pense qu’il y a un besoin de faire émerger ces divinités pour répondre à une carence spirituelle. Notre travail est clairement un art transmédia. Le cœur de notre projet est d’aller chercher des représentants de nouvelles valeurs, de nouveaux dogmes. L’impact que peuvent avoir ces représentations sur les autres et sur le réel nous intéresse. En revanche, nous ne sommes pas du tout fans de l’univers des super-héros !

Pour finir, quelle est votre définition du street-art ? A-t-elle évolué ?

Aujourd’hui, en 2017, le street-art est un média comme un autre. Le graffiti est synonyme de mondialisation culturelle qui a évolué vers un style graphique. Le mur de l’artiste urbain est devenu un média simple d’utilisation, tout le monde peut s’en emparer. Cependant, il est important de se demander pourquoi c’est un art de la rue, un art public et pourquoi on s’impose aux gens en tant que street-artist.

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Pochoir Noty Aroz – 23, 24, 25 juin

Exposition à la Cremerie de Paris N°1                                                                                                

11, rue des déchargeurs 75001 Paris

Métro Châtelet-les-Halles

http://cremeriedeparis.com/notyaroz/ 

Laura Barbaray

Article à retrouver sur Urban Art Paris

 

 

Expos

Lumière sur les invisibles

Le street-artist français JR investit pour la troisième fois le Palais de Tokyo et présente sa fresque monumentale « Les Chroniques de Clichy-Montfermeil » du 2 au 13 avril 2017.

Conçue avec son ami réalisateur Ladj Ly, la fresque nous met face à plus de 700 portraits des habitants des différents quartiers de Seine-Saint-Denis sur 36 mètres de long et 150m². Lumière sur ces visages.

« Cette fresque dresse une image de Clichy-Montfermeil composée des portraits des différentes générations qui ont vu l’utopie de ce quartier se délabrer, la misère et les tensions sociales s’exacerber […] » JR

Feu sur les clichés médiatiques

JR revient sur les traces de son enfance. C’est à Montfermeil que l’artiste grandit. Déjà, en 2004 dans le contexte des violentes émeutes des banlieues de Clichy-sous-Bois, JR exposait sur les murs des quartiers bourgeois parisiens des portraits grand format en noir et blanc des jeunes de la cité des Bosquets. Son projet intitulé « Portrait d’une génération » déstabilise le passant et interroge la représentation sociale et médiatique du quartier : l’objectif grand angle du 28 mm implique la proximité avec le sujet photographié et ainsi sa distorsion, comme pour mieux caricaturer l’image déformée des habitants que véhiculent les médias. « Portrait d’une génération » témoigne alors d’une situation complexe résultant d’inégalités sociales et incite les passants à s’interroger sur la véritable identité des habitants des cités de Seine-Saint-Denis. Mettre en lumière les oubliés des quartiers populaires, voici les maîtres mots de l’artiste urbain.

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« Portrait d’une génération » JR – Amad, Paris, Bastille 2004

« Un portrait de ceux qui s’efforcent de remettre de la poésie dans le ciment » JR

Des milliers de visages

Immensité, diversité, confrontation. Face à la fresque monumentale de 36 mètres de long, la réalité sociale de Clichy-Montfermeil nous apparaît de plein fouet. A la manière de Diego Rivera (1886-1957), peintre mexicain connu pour ses peintures murales engagées qui représentaient l’histoire de son peuple, JR met en scène la vie quotidienne des habitants de Clichy-Montfermeil. Des ouvriers aux dealers, des pompiers aux commerçants, en passant par les maires le Clichy-Montfermeil, tous sont représentés, sur le même plan, sans hiérarchie sociale. Le grand format permet à l’artiste de redonner une visibilité aux oubliés des cités de Seine-Saint-Denis, de montrer la richesse de la mixité des communes pour ainsi lutter contre les clichés sociaux. La fresque « Les Chroniques de Clichy-Montfermeil » entend ne pas mettre un visage sur les quartiers, mais des milliers de visages. Ces portraits posent alors la question de la mémoire et des conflits sociaux de Clichy-Montfermeil, depuis les émeutes de 2004. L’artiste JR souhaite, par la force de l’image, ancrer les habitants dans l’Histoire de façon pérenne et dépasser les différences sociales et culturelles.

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Palais de Tokyo, « Les Chroniques de Clichy-Montfermeil »

« Ce sont des groupes de photos, mais qui ne font pas une photo de groupe » JR

JR renouvelle la technique de la fresque, datant de l’Égypte antique et que l’on retrouve en Italie au moment de la Renaissance, âge d’or de la peinture murale. Le terme « fresque » vient de l’italien « a fresco » qui signifie « dans le frais ». A l’origine, la réalisation d’une fresque s’opère sur un enduit qui n’a pas encore séché et qui permet aux pigments de pénétrer sur le support. Ainsi, les couleurs durent plus longtemps qu’une simple peinture.

JR s’empare alors du support traditionnel de la fresque – le mur, cher aux street-artists – mais reconsidère son procédé : le collage photographique remplace l’enduit et les pigments ; le noir et blanc remplace les couleurs. Le photographe efface ainsi les différences sociales, culturelles, ou encore de couleurs de peau en choisissant le noir et blanc. Cependant, la volonté de pérenniser l’œuvre n’a pas disparu chez JR. La fresque monumentale sera ensuite installée de manière permanente à la Cité des Bosquets à Montfermeil. Le vernissage est prévu le mercredi 19 avril 2017 à 16h, face au 4 rue Berthe Morisot.

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Palais de Tokyo, « Les Chroniques de Clichy-Montfermeil »

Dépasser les fractures sociales

Aujourd’hui, la société des quartiers populaires veut se faire entendre, clamer haut et fort ses insatisfactions et ses espoirs, changer l’image stéréotypée des cités paralysées par la délinquance, dépasser la notion « d’effets de lieu » négatifs, facteur du poids de la domination sociale.

Tout comme JR et sa fresque, c’est également ce que prône le lancement du concours Eloquentia Saint-Denis en 2013 imaginé par Stéphane de Freitas afin de mettre en avant la culture du dialogue et du débat, et faire éclore des jeunes talents restés dans l’ombre. Une formation est proposée aux élèves de l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis et prend la forme d’un concours d’éloquence au cours duquel les participants s’opposent lors de joutes oratoires. Eloquentia aspire à défaire les clichés qui pèsent sur le département du 93 et inverse la tendance : la Seine-Saint-Denis semble loin du stéréotype du quartier dit « sensible ». Par la parole, les étudiants se construisent, s’enrichissent, s’affirment, et se dressent alors contre tout déterminisme social.

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Concours Eloquentia, Saint-Denis

Combattre par les mots ou par les images, c’est se faire voir, se faire entendre, briser les codes de la société et créer des ponts entre des mondes littéralement divisés.

Laura Barbaray.

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Expos

A la limite du visible : Francesca Woodman, « On being an angel »

La fondation Henri Cartier-Bresson à Paris consacre une exposition à la photographe américaine Francesca Woodman (1958-1981) intitulée « On being an angel » du 11 mai au 31 juillet 2016.

Conçue par Anna Tellgren, conservatrice de la photographie au Moderna Museet à Stockholm (Suède), en collaboration avec l’Estate Francesca Woodman à New York, l’exposition se constitue d’une centaine de tirages et nous plonge dans l’univers intime et angoissant de la jeune artiste, morte à vingt-deux ans.

 

« Les choses du réel ne me font pas peur, seulement celles qui sont au fond de moi » 

Corps nus, fragmentés, douloureux. Espaces vides et délabrés. Les clichés de Francesca Woodman, pris entre 1972 et 1981, semblent inquiétants. Fondés sur une exploration perpétuelle du soi, ils expriment à la fois le besoin d’introspection et d’effacement de l’artiste, qui se met elle-même en scène.

Francesca Woodman se dissimule dans ses œuvres tout en dévoilant sa nudité. La jeune femme théâtralise ses conflits intérieurs et ses tourments profonds. Son corps devient ainsi le prétexte à une quête d’elle-même, de son identité. L’artiste joue avec le flou en utilisant de très longues expositions, et apparaît alors comme une fumée blanche ou une silhouette fantomatique en mouvement. Son corps estompé et fragmenté pose ainsi la question de la disparition par l’image : alors que la photographie a pour objectif de fixer un instant éphémère dans une image, Francesca Woodman fuit cette volonté de s’ancrer dans un plan et devient elle-même un fragment éphémère, un reflet invisible dans l’espace et le temps. Comme le disait son biographe Chris Townsend, Francesca Woodman « était un être disséminé dans l’espace et dans le temps ». Chaque photographie est un fragment d’histoire, un fragment de son « moi » psychique. Jamais l’artiste ne dévoile son visage de façon distincte.

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Francesca Woodman From Space, Providence, Rhode Island 1976 © George and Betty Woodman

« De là où je suis, je vois ce que vous ne voyez pas »

Ainsi, entre absence et présence, Francesca Woodman se trouve à la limite du visible. Elle joue avec son identité et se dérobe dans ses photographies sous des masques, des rideaux ou se recouvre partiellement d’objets surannés, de pans de papier peint déchirés, dépassant parfois la limite du cadre. Francesca Woodman se représente le plus souvent dans des lieux clos, préférant l’intimité de son appartement new-yorkais qui devient l’espace de questionnement de soi-même. La décrépitude des intérieurs et les miroirs constituent essentiellement le cadre de ses performances. Le miroir figure l’espace de disparition, de contemplation, de réappropriation de son corps en éclat. Tout n’est que reflet, elle est quelqu’un d’autre. L’artiste est en lutte incessante avec l’existence : le miroir est le moyen d’entreprendre un parcours initiatique vers son for intérieur, de se découvrir. Elle est son propre modèle.

Selon Anna Tellgren, Francesca Woodman est « une créature invisible, en apesanteur, sans problèmes ni avec l’espace, ni avec le langage ». Un ange.

Laura Barbaray.

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© Francesca Woodman

 

Expos

Le graffiti au musée

Souvent méconnu voire méprisé, le graffiti est généralement associé à l’univers de la rue et de la délinquance. Erreur. Le graffiti, réalisé sur toile, s’affirme enfin comme un mouvement à part entière.

     Fusion éclatante. Du 12 mars au 13 septembre 2015, la Pinacothèque de Paris présente son exposition « Le Pressionnisme, les chefs-d’oeuvre du graffiti sur toile » regroupant les plus grands artistes français et américains du graffiti, tels que Rammellzee, Basquiat ou encore Bando, des années 1970 à 1990. Des Etats-Unis à l’Europe en passant par Paris, les œuvres issues de prestigieuses collections privées retracent les origines du graffiti.

L’exposition s’organise autour de grands thèmes, comme « l’écriture » ou « l’abstrait », facilitant la compréhension du mouvement pour le visiteur. Cependant, l’absence de chronologie risque de le désorienter.

La Pinacothèque de Paris a nommé l’art du graffiti le « Pressionnisme » en référence à l’emploi des bombes aérosols, apparues dans les années 1970 aux Etats-Unis. Les artistes exerçaient une pression afin de créer divers effets, comme la brumisation, les coulures ou encore les épaississements.

Origine du street-art, le graffiti s’apparente à un mouvement d’identification, qu’il ne faut pas assimiler à un mouvement de contestation. Le graffiti découle du tag (« étiquette » en anglais) sans pour autant s’y confondre. La Pinacothèque de Paris définit explicitement ces deux termes.

Le tag est un paraphe calligraphique, le trait forme la lettre. Le tag émerge d’une crise sociale aux Etats-Unis. Les jeunes, en quête de reconnaissance, remplissaient les couloirs du métro d’inscriptions variées, telles que leur nom ou leur surnom.

Le graffiti est une écriture en surface colorée, le trait entoure la lettre. Avec l’arrivée des bombes aérosols, les tagueurs s’initient aux graffitis, travaillent l’épaisseur, la couleur ainsi que la lumière. Le graffiti ne se réalise pas dans la rue, à la différence de l’art urbain aujourd’hui. Les artistes créent leurs oeuvres dans des garages ou dans des hangars.

La signature du graffeur envahit souvent la toile, symbole de reconnaissance. L’artiste Seen signe sa toile « Psychotic Twirl Work » de son premier nom de scène Psycho, en 1984.

     « Même un enfant peut le faire ». Habituellement désigné comme un griffonnage d’enfant, le graffiti n’est absolument rien de tel. Dès le début de l’exposition, le directeur de la Pinacothèque, Marc Restellini, indique : « il faut au moins cinq ans de pratique pour être capable de « bomber » quelque chose qui soit beau. »

L’usage de la bombe se révèle difficile. Il faut du temps pour acquérir les techniques propres au graffiti, telles que les jeux d’ombres et de lumières ou l’épaisseur des traits. La toile « Woman » de Noc 167 révèle un important travail de lumière.

Comme de nombreux mouvements artistiques, le Pressionnisme se libère peu à peu de certains codes esthétiques. Dans les années 1980, l’art du graffiti évolue vers l’abstraction. Le lettrage devient illisible. Les artistes s’exercent dans la juxtaposition, le rendu de flou et de fondu. Cette technique libératrice rappelle celle du mouvement de l’art abstrait au début du XXème siècle, traduisant des émotions par un jeu libre de formes et de couleurs . L’oeuvre de Rammellzee « Atomic Note : Note Blue Based Nightmare » de 1985, évoque la célèbre toile de Kandisky « Composition n°8 » de 1923.

     Ce n’est qu’en 1983 que le graffiti, d’origine américaine, débarque en France. C’est le franco-américain Phillip Lehman qui importe le mouvement du fait de ses trajets Paris/New York réguliers. Connu sous le pseudonyme de Bando, il débute avec son groupe d’amis par des tags dans son quartier de Saint-Germain-des-Prés.

Peu de temps après, ces nouveaux artistes français seront exposés pour la première fois en 1989 grâce à Agnès b., célèbre galeriste précurseur de ce mouvement, puis Jack Lang, ministre de la Culture à l’époque, fera entrer l’art du graffiti dans les musées.

Une expo imPRESSIONnante.

Pinacothèque de Paris

28, place de la Madeleine, 75008 Paris

Ouvert tous les jours de 10h30 à 18h30

Tarifs : 13€, 11€ tarif réduit

http://www.pinacotheque.com/fr/accueil/la-pinacotheque/paris.html

Laura Barbaray

Expos

Attention derniers jours !

L’exposition « Dalí fait le mur » se termine le 15 mars prochain.

Au cœur du quartier Montmartre à Paris, l’Espace Dalí consacre, depuis le 11 septembre 2014, une exposition mêlant street art et surréalisme. Drôle d’expérience.

Vingt-deux street artistes rendent hommage au maître surréaliste Salvador Dalí. Peintures, pochoirs, installations, photos, sons interrogent l’univers insolite et déconcertant du peintre. Chaque artiste urbain explore une thématique dalinienne pour en faire une œuvre street art.

La démarche populaire de l’art urbain se trouve ainsi confrontée à l’aspect intellectuel du surréalisme. Certaines œuvres de Dalí sont aussi exposées. Les deux époques communiquent, dialoguent, se répondent. Interactions exaltantes.

L’exposition établit des liens entre les deux mouvements et permet au visiteur de découvrir des thèmes daliniens parfois inconnus. Une expo à ne pas manquer !

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site : http://daliparis.com/fr/

Espace Dalí

11, rue Poulbot

75018 Paris

« Le surréalisme, c’est moi… ! » Salvador Dalí.

Laura Barbaray

Expos

Expos à découvrir…

Voici un petit mixte d’expositions sur Paris choisies rien que pour vous !

“BRASSAÏ, POUR L’AMOUR DE PARIS”

Expo photo

Brassaï est un amoureux inconditionnel de Paris. Originaire de Hongrie, Paris le fascine depuis son plus jeune âge.

Nous voilà plongés au cœur de la vie parisienne des années 1930 à 1950. L’exposition parcourt les souvenirs d’enfance du photographe, les lieux insolites de la capitale, en passant par sa relation avec Picasso jusqu’à Paris des Années Folles. Un travail à la lumière naturelle uniquement, les photographies de Brassaï présentent des dégradés de gris somptueux.

Une exposition gratuite à l’Hôtel de Ville de Paris jusqu’au 8 mars 2014.

 “GOYA ET LA MODERNITE”

Peintures

Main basse sur les œuvres de Goya… Cette exposition rend hommage au célèbre peintre espagnol. Témoin de son temps, il critique les conditions de vie en Espagne à l’époque moderne, la guerre ainsi que le monde religieux. Le tout dans un esprit sombre et tourmenté.

Rendez-vous à la Pinacothèque de Paris avant le 16 mars 2014 !

“EUROPUNK, UNE REVOLUTION ARTISTIQUE” (1976-1980)

Art contemporain

Le mouvement punk… la génération de nos parents ! Eh bien oui, ce mouvement débordant de vitalité et de provocation naît au milieu d’un contexte économique, politique et social difficile, entre 1968 et 1970.

Chez les jeunes, une nouvelle façon de s’habiller, de nouvelles idéologies apparaissent, avec un style de musique bien à eux.

L’exposition retrace ainsi quatre années (de 1976 à 1980) de bouillonnement artistique avec plus de 450 objets. Des vêtements, des affiches, des tracts, des pochettes de disques, des fanzines auront l’honneur d’être exposés.

Vite, l’exposition se termine le 19 janvier 2014 à la Cité de la Musique à Paris !

“LE SURREALISME ET L’OBJET”

Art contemporain

Qui dit “surréalisme” dit “objet”. Les artistes surréalistes font de l’objet une œuvre d’art. Au rayon poésie, Francis Ponge transforme les objets du quotidien en création poétique, dans son recueil Le Parti Pris des Choses.

En passant par Marcel Duchamp, Salvador Dali ou encore Man Ray, l’exposition ne compte pas moins de 200 chefs-d’oeuvre. Ainsi, les œuvres témoignent d’un refus de toutes constructions logiques et d’une évasion du réel.

Une exposition qui se déroule au Centre Pompidou à Paris jusqu’au 3 mars 2014.

Une de ces expos vous tente ? Pour plus d’informations sur les horaires et les tarifs cliquez sur ce lien : http://www.parisetudiant.com/etudiant/sortir/expos.html

Laura Barbaray