Projets persos

Brouillard, flou, confusion… on s’y perd

Actualité – semaine du vendredi 6 au vendredi 13 octobre 2017

Entre discours en demi-teinte des personnalités politiques, entre désaccords et perte de repères, l’actualité de cette semaine était noyée dans un brouillard opaque.

Le jeu du « ni oui ni non » fait passer le temps au Parlement catalan…

Le regard inquiet, parfois empli de larmes. Des centaines de Catalans indépendantistes ont les yeux rivés sur l’écran géant installé au pied de l’Arc de Triomphe. Joie et confusion se lisent sur les visages. Telles sont les images que Jorge Guerrero a livré pour l’AFP et Le Point ce mardi 10 octobre. Ce soir-là, le discours du président de la Catalogne Carles Puigdemont a sonné creux pour l’Espagne tout entière. En déclarant la suspension des effets d’une pseudo-indépendance le temps d’un dialogue avec Madrid, le séparatiste sème le trouble dans les esprits de chacun. L’indépendance catalane, un mythe ou une réalité ?

Gemma Faura, infirmière de 32 ans, déclare à l’AFP « j’aurais été beaucoup plus directe ». Pour l’extrême gauche (CUP), le discours ambiguë du président de la Catalogne est une véritable « trahison », rapporte la journaliste Sandrine Morel pour Le Monde le 11 octobre.

On en perdrait son latin. Même Mariano Rajoy, chef du gouvernement espagnol, demande une clarification de la position catalane. Carles Puigdemont a jusqu’au lundi 16 octobre pour confirmer s’il a bel et bien déclaré l’indépendance de la région et mettre fin à une confusion générale.

De l’autre côté de l’Atlantique, Trump manque de clarifier sa position, lui aussi…

Le président des États-Unis Donald Trump affiche son autorité et ses positions radicales, comme à son habitude. Il n’a eu cesse de critiquer l’accord sur le nucléaire iranien de 2015 comme « le pire accord jamais conclu par les États-Unis », promettant de le « déchirer » durant sa campagne. Vendredi 13 octobre, dans un discours particulièrement agressif, Donald Trump a refusé de certifier le respect des engagements iraniens. Tout compte fait, il décide de ne pas quitter l’accord multilatéral. Certes, en se plaçant en retrait, il le fragilise. Alors, quelles seront les conséquences de cette remise en cause partielle ? Trouble et inquiétude au sein de la communauté internationale. Dans sa tribune au Monde ce samedi 14 octobre, Frédéric Charillon affirme que Trump ne fait qu’accroître la méfiance mondiale à l’égard de son pays. « En Europe centrale, orientale et baltique […] on s’inquiète de la volatilité de la parole de Trump », écrit Frédéric Charillon.

On ne peut pas en dire autant de Raila Odinga qui abandonne la partie…

Décidément, l’actualité de cette semaine a été marquée par un nouveau retrait, clair et net cette fois-ci. Au Kenya, Raila Odinga, candidat à la présidentielle du 26 octobre et principal opposant au président sortant Uhuru Kenyatta, a annoncé ce mardi 10 octobre ne pas participer au scrutin, affirmant qu’il sera « pire que le précédent ». Coup de théâtre politique. La presse kényane s’inquiète. « Le pays est plongé dans la confusion avec le retrait de Raila Odinga » souligne le Daily Nation dans son éditorial, principal quotidien du pays. « La grande question maintenant est : que va-t-il se passer ? » s’interroge le journal.

Dans Le Monde Afrique, Marie-Emmanuelle Pommerolle, directrice de l’Institut français de recherche en Afrique à Nairobi, pointe du doigt le manque de clarté de la législation. Y aura-t-il une élection ? Uhura Kenyatta risque-t-il d’être désigné de fait comme vainqueur du scrutin ? La population kényane est plongée dans le flou le plus total.

La partie ne fait que commencer pour l’écriture inclusive : un vrai charabia pour tous.tes…

En France, les plus jeunes comme les plus vieux avancent en terre inconnue, eux aussi. L’écriture inclusive, destinée à mettre sur un pied d’égalité les femmes et les hommes, a défrayé la chronique cette semaine suite à la parution d’un manuel scolaire Questionner le monde qui pratique la novlangue.

Le Figaro dénonce en Une ce vendredi 6 octobre « les délires de l’écriture inclusive ». Le ton est donné. Marie-Estelle Pesh livre un entretien de Michael Edwards, académicien britannique au Collège de France. Selon lui « ce français défiguré rend la lecture impossible ».

Pour  l’écriture inclusive : féministe révolté.e ou simple volonté d’équilibrer les rapports de force ? Ou bien contre : sexiste ou simple amoureux.se de la langue française ? Le sujet fait débat.

Le rire se perd ou rire à perte ?

L’équipe du site parodique francetvdesinfo, un collectif proche de la France Insoumise, nous apprend dans un communiqué le 8 octobre, la mise en demeure du site exigée par Radio France et France Télévisions. Non, ce n’est pas une blague. C’est bien la seule information véridique publiée sur le site francetvdesinfo. « Il nous est donc reproché de provoquer la confusion et d’écorner l’image de France Info » explique le communiqué. Doit-on comprendre que les infos parodiées semblent approcher une certaine vérité ? Belle ironie. Ou bien que l’on nous considère comme des lecteurs peu éclairés, que l’on doit prendre par la main ? Là, notre orgueil en prend un coup.

Mais consolons-nous, francetvdesinfo se transforme en worldtvdesinfo et continuera à tourner l’actualité en dérision pour éveiller nos consciences ! (ou bien y semer le trouble…)

Laura Barbaray

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Onirisme

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Pratique des street-artistes, le light painting est accesible à tous.

Il vous faut un appareil photo, un trépied et une source lumineuse (portable, lampe de poche, bougie…). Installez-vous dans une pièce sombre ou bien produisez dehors dans la nuit. Réglez votre appareil photo en mode « vitesse » ou « sport » selon les modèles (longue exposition). Placez l’appareil photo sur le trépied. Une fois que vous êtes prêt, saisissez la source lumineuse et déclenchez l’appareil. Maintenant, laissez votre inconscient agir et ne vous contrôlez pas. Des gestes automatiques auront bien plus d’authenticité lors de votre rendu final. L’appareil photo enregistre une traînée de lumière, de façon très onirique…

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Récit surréaliste

Et soudain, mon imagination se met en marche…

A la tombée de la nuit, une petite idée émergea dans mon esprit. Une pile de vieux bouquins, une feuille, un crayon, et c’est parti.  J’ouvre au HASARD un livre pris au HASARD et je sélectionne au HASARD un fragment de phrase. Un peu trop de « hasard »… Ne rien savoir à l’avance. Excitant. J’assemble ensuite tous ces petits groupes de mots saisi de toute part afin de faire émerger un récit onirique. Me voilà donc dans la peau d’un surréaliste…

L’amour est assis sur le crâne de l’Humanité

La mort des amants lui avait parlé d’amour. Elle n’osait le regarder et se laissait aller. L’amour lourd comme un ours privé versait par boisseaux les fleurs fraîches éparses sur les comptoirs et d’étranges fleurs sur les étagères. Et il marchait, s’animant toujours, exaspéré. Il remuait seulement toutes les accusations abominables. A ce moment c’est au vieux de le tirer. Je ne voyais pas son visage. Tranquille et toujours préparée, j’exécute leurs ordres comme une automate. Et je loue la paresse. Les jours suivants, la même scène se renouvela, là où ma carrière de toxico avait commencé. C’est pourtant pour cet homme, que j’ai cru si différent du reste des hommes…

– Etes-vous capable de dire comment on va de Briançon à Chamonix ?

Trempé de sueur et frémissant d’émotion, j’ai dit « oui ».

– Vous bafouillez ma parole.

– Ta tête est pleine de querelles comme un œuf de nourriture, il faut tout de même élucidé le problème.

– Vous êtes un insolent garçon, le livre va tuer l’édifice.

Livres utilisés : Rhinocéros (Ionesco), Roméo et Juliette (Shakespeare), Alcools (Apollinaire), Les Fleurs du Mal (Baudelaire), Rebecca (Daphné du Maurier), Notre-Dame de Paris ( Hugo), Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée…, Au Bonheur des Dames (Zola), Une vie (Maupassant), La peste (Camus),L’Etranger (Camus), Le Parfum (Süskind), La Princesse de Clèves (Madame de la Fayette).

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Poème en prose

Le ciel est sale ce soir. Grisonnant comme tes paroles, froid comme tes pensées. Tu survoles la foule, tu ne veux pas d’elle. Observes-tu le monde ? Que sais-tu de cette fourmilière géante ? Son odeur est pareille à celle de la maison ancienne. Ferme les yeux. Ton âme siffle ta souffrance. L’entends-tu ? Tu marches maintenant le long du chemin. Etrange chemin. Le ciel s’est éteint ce matin.