Arnaud Rebotini joue 120 Battements par minute, à la Philarmonie de Paris

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20:12, arrivée à la Philarmonie de Paris. Mon cœur palpite. Pendant de longues minutes, je contemple l’architecture de l’immense bâtiment de fer. J’imagine les notes de musique envelopper tous les pores de ma peau. Mais c’est à la Cité de la Musique, dans la salle des concerts, que jouera Arnaud Rebotini et son Don Van Club. Tout autant fascinante, tout autant majestueuse.
20:35, assise au premier rang, j’observe les lumières faiblir peu à peu. Les derniers chuchotements diminuent eux aussi. Le silence s’installe. Mon cœur s’accélère pour atteindre la fréquence de 120 battements par minute. Soudain, la salle se revêt d’une lumière bleu nuit. Nous voilà plongés dans l’ambiance des clubs des années 1980.

La musique envahit la salle. Les images du film m’apparaissent : les réunions des militants d’Act Up, les nuits d’ivresse de Nathan et Sean, les cris, les rires, les pleurs, la lutte contre le Sida…

L’espoir et l’amour. Tels sont les sentiments que j’ai ressentis, face aux multiples synthétiseurs d’Arnaud Rebotini et de son orchestre pas moins symphonique, le Don Van Club. Sur notre siège dans la salle des concerts de la Cité de la Musique, on ne peut s’empêcher de se trémousser sur les airs du film 120 Battements par minute. Plongés dans le noir quasi total, une lumière bleu nuit éclaire la scène, ravivant l’ambiance du clubbing de l’époque, lieu refuge pour oublier la maladie. Le rythme percutant des nombreux claviers synthétiques donnent la cadence au violon, au violoncelle, à la flûte, à la harpe, à la clarinette. Le chant des instruments rend la bande originale unique, aux couleurs minimalistes. Alternant mélodies calmes et envolées dancefloor, Arnaud Rebotini nous fait revivre plus intensément encore le film 120 battements par minute de Robin Campillo sans les images.

La composition originale d’Arnaud Rebotini, enrichie et réarrangée pour l’occasion, répond exactement à l’état d’esprit des années 1990, période durant laquelle l’épidémie du Sida atteint son point culminant. La house music était un remède contre l’absence de médicaments, une échappatoire à la souffrance causée par la maladie. Danser au son de la techno pour sentir son cœur battre. Danser pour se sentir vivant contre la maladie. Arnaud Rebotini et son Don Van Club nous transportent avec émotion au sein d’une lutte contre l’indifférence qui entoure l’épidémie du sida, soutenu par un mouvement culturel puissant.

Pendant une heure et demie, le public n’a pas caché son enthousiasme. Le Don Van Club et son chef d’orchestre ont eu le droit a un tonnerre d’applaudissement.

Arnaud Rebotini et le Don Van Club à la Philarmonie

La critique est à retrouver sur le site du Service Culturel de la Sorbonne.

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« Wonderful One », au-delà des limites du genre

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Les corps, vêtus de bleu, se cherchent et se heurtent sur la scène nue. Au rythme du clavecin de Claudio Monteverdi ou de la voix envoûtante de la chanteuse Oum Kalthoum, les mouvements des interprètes varient entre légèreté et vigueur. Du 16 au 24 janvier 2019, le chorégraphe Abou Lagraa présente sa création Wonderful One au Théâtre National de Chaillot. Une pièce structurée en deux temps, celui d’un duo d’abord, puis d’un trio, qui transcendent la question du genre et interrogent la place des individus dans la société.


Le duo d’hommes, interprété Pascal Beugré-Tellier et Ludovic Collura, construit le premier tableau du spectacle, sur les notes baroques du Combat de Tancrède et Clorinde de Monteverdi (1624). Un unique cube blanc règne au milieu de la scène, installant une atmosphère froide. Cependant, cette impression de froideur est mis au service du neutre. Il s’agit pour le chorégraphe de dépasser les limites du genre. La gestuelle des danseurs, légère et vigoureuse, brouille ainsi les frontières entre le féminin et le masculin. Les deux hommes apparaissent simplement comme deux corps vulnérables exprimant la joie, l’amour, la violence.

Plutôt qu’un duo, on assiste à un duel. La danse devient une lutte acharnée entre les deux interprètes. Ils s’attirent, s’entrelacent, se débattent dans un même mouvement, proche de la transe. La danse apparaît alors comme le symbole de la quête de l’autre et de la reconnaissance par l’autre au sein de la société.

Le second tableau met en scène un trio : deux femmes – Sandra Savin et Antonia Vitti – et un homme – Ludovic Collura. Il était important pour Abou Lagraa de « retrouver une présence masculine avec ces deux femmes afin d’effacer les clichés qu’on loue à la femme dans nos sociétés patriarcales. » Sur les voix chaudes et impénétrables de la chanteuse égyptienne Oum Kalthoum ainsi que de la religieuse libanaise Sœur Marie Keyrouz, le trio évolue paradoxalement dans la même ambiance froide, accentuée par les hautes grilles en métal. Énergiques, les danseuses contrastent avec la lenteur du duo masculin. Alors que le chaos chorégraphique semble s’imposer dans des mouvements désordonnés, l’unité des corps s’accomplit à travers ce qu’Abou Lagraa nomme le « merveilleux ». Exaltés, les danseurs donnent une impression de liberté absolue. C’est cette liberté qui nous tient en merveilleusement en vie, selon le chorégraphe. Là encore, le féminin et le masculin sont transcendés, pour « aller viser le ciel. »

Entre duo et trio, entre fragilité masculine et intensité féminine, entre musique baroque et musique orientale, le diptyque Wonderful One apparaît au premier abord divisé. Mais ce qui crée l’équilibre, ce sont les corps dépourvus de genre, avant tout pleinement en vie.

Festival LaBel Valette : la noble demeure de la street-culture – rencontre avec Sébastien Lis

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Sur la photo de gauche à droite : Clément de Nercy, président de la start-up All Mecen ; Sébastien Lis, co-fondateur de l’association Urban Art Paris.

De la street-culture au cœur d’un festival ? La rentrée s’annonce inédite !

Du 1er au 3 septembre 2017, le LaBel Valette Fest, organisé par l’association Urban Art Paris et la start-up All Mecen, investit le château de la Valette situé à Pressigny-les-Pins dans le Loiret (45), pour trois jours de bouillonnement culturel.

100 street-artists sont venus des quatre coins du monde armés de bombes de peinture, de colle, de pochoirs et ont rénové, transformé, réhabilité l’immense demeure oubliée en une exposition géante. Le festival nous réserve encore bien d’autres surprises…

Dans les locaux de All Mecen, lors du vernissage de « l’avant-propos » du LaBel Valette Fest, Sébastien Lis, co-fondateur d’Urban Art Paris, m’a fait part de cette folle aventure, audacieuse et innovante.

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En tant que co-fondateur de l’association Urban Art Paris, peux-tu nous présenter le site web ? Quels sont ses actions et ses projets ?

Le site web Urban Art Paris présente plusieurs aspects. Tout d’abord, un aspect informatif avec des interviews, des articles que réalisent les membres de la rédaction sur des sujets qu’ils choisissent librement. Cela peut être sur des expositions, un portrait d’artiste, un événement qui aura lieu. Il y a également un axe découverte : lorsque les adhérents d’Urban Art Paris voyagent, ils prennent des photos et se rendent dans des lieux où le street-art est très présent. Cela nous amène à faire des zooms sur des pays, des villes. On peut citer les exemples de la Pologne avec la ville de Lodz, l’Allemagne avec Berlin qui sont des lieux où les graffeurs abondent les rues. En plus de cela, on annonce des événements sur le site, comme des vernissages, des live painting, des festivals, des projections…

Le site internet est véritablement la colonne vertébrale de l’association. C’est par le site web que notre association s’est créée. Tout le monde est bénévole au sein d’Urban Art Paris, que ce soit au niveau de la rédaction, du bureau ou bien des personnes qui s’occupent de l’événementiel. Pour le moment, on est à 48 adhérents, avec un bureau de six personnes et une vingtaine de membres actifs.

Dans deux mois a lieu le LaBel Valette Fest, l’événement artistique d’envergure dédié à la street-culture. Comment l’idée de ce projet est-elle née ?

L’idée de ce projet est née suite à l’événement de La Belle Vitry’N que l’on avait co-organisé avec Digital Street Art et Vitry’N Urbaine l’année dernière à Vitry et qui a eu un très beau succès. Je viens personnellement du Loiret et j’y retourne régulièrement. En passant devant ce château je me suis dis que ça pourrait être la prochaine étape d’un événement d’envergure. Il y a énormément de place avec 10 000m² de murs. J’ai démarché le propriétaire du domaine pour savoir si cela était possible d’organiser un événement dans ce château. Contre toute attente, il a accepté facilement.

Puis, lors d’une assemblée j’ai présenté le projet. L’idéal serait que chaque année nous organisions un temps fort lié à l’association. Les bénévoles et les adhérents aiment s’impliquer sur ce genre d’événement concret où il y a un contact avec les artistes. De même, c’est lors de ces événements que l’on met en avant les artistes que l’on soutient. Cela fait maintenant plus d’un an (avril 2016) que l’association travaille sur le LaBel Valette Fest.

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© Christian Julia – Château de la Valette

Urban Art Paris s’est associé à la start-up All Mecen dans l’organisation du festival. Quelle est la particularité de cette start-up et quel a été son rôle dans la réalisation du projet ? (réponse complétée par Clément de Nercy, président de All Mecen)

La rencontre avec All Mecen s’est faite lors d’une interview que j’ai réalisé à l’occasion de l’exposition Jisbar & Onizbar dans leurs locaux. Le courant est très bien passé. Je leur ai parlé du projet. Il s’est avéré que nous étions totalement complémentaires. C’est une start-up qui, depuis trois ans, met en relation des artistes avec des mécènes. All Mecen propose aux artistes de partager leurs créations sur une plate-forme pour gagner en visibilité. Le but est de soutenir les créateurs, d’aider à financer les projets des artistes dans tous les domaines culturels (musical, littéraire, artistique).

On a les mêmes objectifs : les mécènes ou Urban Art Paris vont d’abord mettre en avant l’artiste et lui donner des moyens de communication pour se développer avant l’aspect financier. Les membres de All Mecen sont devenus de vrais coordinateurs du festival : ils se sont occupés de la partie logistique, de la recherche de financement ainsi que la gestion des artistes.

La création d’un tel événement a sans doute été un travail de longue haleine. Quelles ont été les principales étapes de l’organisation du LaBel Valette Fest ?

Dans un premier temps, il a fallu créer un groupe soudé, tant au niveau des mécènes qu’au niveau d’Urban Art Paris. On a mis en place des réunions régulières pour structurer l’organisation où chacun avait son rôle, dans la communication, la logistique, la recherche de financement ou la gestion des artistes par exemple. Puis, il fallait définir clairement le projet : le street-art et le graffiti font partie de la street-culture dont les trois courants majeurs sont la musique, la danse et les performances artistiques. En partant de cette définition de la street-culture, on a créé un axe musical. On s’est alors rapproché des têtes d’affiches de la scène hip-hop indépendante française, comme La Scred Connexion ou encore Kacem Wapalek.

De plus, on a voulu intégrer un côté pédagogique en mettant en place des live painting, des ateliers, des conférences pour expliquer le mouvement de la street-culture et pourquoi on le définit comme contre-culturel, c’est-à-dire contre la culture de masse.

Ensuite, l’étape de la recherche de fonds a été difficile. Il n’est jamais simple de convaincre des partenaires financiers de suivre une première édition. On avait des fonds propres mais des entreprises nous ont tout de même suivies.

Enfin, obtenir les autorisations a été la phase la plus délicate. En effet, il faut convaincre la mairie d’un petit village de 400 habitants que l’on ne va pas provoquer une invasion de graffeurs et recouvrir tous les murs de la commune. De même, la gestion des artistes demande énormément de travail : tous ne répondent pas dans les temps pour le nuancier de couleur ! Il faut également gérer sur place 100 artistes pendant trois mois.

Pourquoi avoir choisi le domaine de la Valette, un site excentré de la vie urbaine, comme lieu du festival, alors que c’est dans les rues de la ville que foisonnent les œuvres street-art ?

Tout d’abord, nous voulions un lieu unique et exceptionnel, on l’a trouvé à la campagne et non en région parisienne. Nous voulions également créer un paradoxe entre ville et campagne. En effet, ce domaine a la particularité de disposer de deux bâtiments du style Le Corbusier avec un forte présence de structures en béton qui rappellent l’univers urbain. Il nous a semblé intéressant d’intégrer tous ces éléments d’urbanisme à la campagne. Enfin, on voulait casser les codes en faisant entrer la street-culture dans un château, un domaine qui n’est pas le sien. Ainsi, on crée un décalage en amenant le graffiti à la campagne, en invitant des artistes sur un lieu historique, en proposant des œuvres en extérieur et non accrochées sur les murs intérieurs du château afin que l’art soit accessible à tout le monde.

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© Tiski

L’innovation et la création artistique sont au cœur de ce projet audacieux. Que pourront découvrir les festivaliers durant ces trois jours ?

Les festivaliers découvriront plus de 100 œuvres réalisées par 100 artistes de 30 nationalités différentes allant de la première vague graffiti représentée par TKID170 (Etats-Unis) ou encore Wuze (France), à la toute dernière génération d’artistes représentée par Siam (France), le benjamin de notre équipe d’artistes qui vient d’avoir 18 ans. Des œuvres uniques seront mêlées à l’architecture du domaine : une chapelle accueillera une œuvre en volume réalisée par un artiste français. Les visiteurs pourront également assister à la performance d’un artiste très célèbre, Okuda (Espagne), sur la façade du château, et découvrir l’univers de chaque artiste dans les 90 pièces de la demeure mises à la disposition du public. Ainsi, sur un même lieu, on souhaite que la création artistique puisse s’épanouir en toute liberté.

D’autre part, les festivaliers pourront entendre des concerts de jazz et de hip-hop. Là encore, les générations se confondent, allant des groupes qui ont 20 ans de carrière aux artistes qui débutent dans le monde du hip-hop.

Et aussi, pour ceux qui veulent en savoir plus, des conférences seront animées par l’équipe pour expliquer notre démarche. Pour les plus jeunes et les moins jeunes qui veulent s’initier à la calligraphie, au pochoir ou au collage, des ateliers seront mis en place par des artistes. Enfin, tout au long de l’événement, des live painting permettront au public d’observer la création d’une œuvre street-art.

L’événement regroupe des street-artists du monde entier et de générations différentes. Quel est l’objectif d’Urban Art Paris et de All Mecen en créant une sorte de melting pot artistique ?

L’idée est dans un premier de temps de donner l’opportunité à des artistes d’être présents sur des événements d’envergure et qui n’ont pas toujours les moyens adaptés pour. On a lancé un appel à candidature à la suite duquel les artistes ont été jugés pour leur talent, et non pour leur réputation. Notre démarche s’inscrit véritablement dans le renouvellement des artistes urbains pour leur permettre d’acquérir une certaine visibilité ainsi qu’une place dans le milieu.

Quels artistes urbains présentent leurs œuvres lors du festival ?

Dans les artistes que nous soutenons activement, seront présents Yakes, un jeune graffeur d’Ile-de-France ; Bebar (France) qui se confirme cette année ; Mark Gmehling (Allemagne) qui n’est pas très connu au-delà des frontières allemandes et que l’on souhaite faire découvrir au public français ; Théo Lopez, un jeune artiste très prometteur ; LapinThur qui réalise des œuvres en volume ; Softtwix, une femme qui fait du collage. On englobe tous les courants que ce soit le graffiti, le pochoir, le collage, la calligraphie, et toutes les générations des années 1990 à 2010.

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© Erge – Yakes à l’oeuvre

Comment peux-tu caractériser l’expérience du visiteur ?

Son expérience sera exceptionnelle et immersive ! Notre objectif est de captiver le visiteur par la richesse des œuvres exposées, l’animation sur le domaine ainsi que la possibilité d’échanger avec les artistes présents lors du festival. Se divertir, se cultiver et apprendre sont nos maîtres mots.

Le projet de Radio Néo est fondé sur la mise en valeur de la scène émergente et de la découverte musicale. Les différents groupes présents lors du LaBel Valette Fest peuvent certainement plaire à nos auditeurs. Par quoi ces artistes se distinguent-ils ?

La scène est majoritairement tournée hip-hop, accessible à tout le monde. Ce sont des artistes indépendants qui ne sont pas passer par des grosses maisons de disques. Ils empruntent le chemin le plus long pour y arriver. Ainsi, notre but est de leur donner l’opportunité de se faire connaître.

Par exemple, le public pourra assister au concert de TSR Crew, rap parisien du 18ème qui a fait le Printemps de Bourges cette année et qui sera notre tête d’affiche. Irie Jahzz, moins connu, qui joue du jazz punchy. Chromatik, qui acquiert de plus en plus de visibilité sur Paris et qui mélange différents styles, jazz et punk. Ils improvisent souvent sur scène, c’est en cela qu’ils peuvent se distinguer. Napoleon Da Legend, un rappeur américain sera également présent.

Tous ces artistes ont réussi en passant par des circuits alternatifs. Nous sommes dans un milieu contre-culturel, alors il est pour nous spontanée de faire appel à ces artistes qui ont une vraie plus-value créative et musicale.

As-tu d’autres projets à l’esprit dédiés à la scène street-art avec l’équipe d’Urban Art Paris ?

Après le festival nous avons trois projets d’expositions : deux artistes en collaboration Yakes et Bebar, puis les deux en solo. On souhaite mettre en avant ces deux artistes urbains. Lorsqu’un organisme fait appel à Urban Art Paris pour un événement, on propose systématiquement Yakes et Bebar à nos clients. Par exemple, Yakes a réalisé la première fresque éphémère aux Jardins des Tuileries pour un événement intitulé les Jardins de Gally. Bebar participe à la Route du Champagne au mois d’août et réalisera un live painting dans la cave d’un domaine champenois.


Pour vous faire languir, voici en avant-première quelques œuvres des artistes participants au LaBel Valette Fest, exposées lors du vernissage de « l’avant-propos » du festival.

 

 

INFOS PRATIQUES à retrouver ici.

Vidéo LaBel Valette Fest

Laura Barbaray

Un spectacle déROOTant

Articles & interviews, Sorties

Avis aux amatrices de danse, ou si j’ose dire, aux amatEURS !

Retour aux sources du hip hop avec The Roots (les racines) le nouveau spectacle de Kader Attou, directeur du Centre Chorégraphique National de la Rochelle.

Un collectif de onze danseurs professionnels hommes issus du CCN de la Rochelle nous embarque pour une vertigineuse marche en arrière… Les lumières s’atténuent. Noir. Un vieux tourne-disque lance les Break Machine. Et puis tout s’accélère. Les corps vibrent, bondissent, s’entrechoquent. Déconcerté par le décor de salon, les danseurs en smoking et les musiques électriques, on s’invente néanmoins une histoire. Kader Attou interroge la danse hip hop, recherche ses racines. The Roots est le bilan de ses vingt ans de danse. Un pas en arrière, mais aussi un pas en avant vers un renouveau du hip hop.

Pour en savoir plus et découvrir toutes les dates de la tournée, rendez-vous sur le site : www.ccnlarochelle.com/kader-attou-cie-accrorap-the-roots/

Laura Barbaray