Cergy Street Festival : le retour !

urban art paris

Dans l’arrière cour du Théâtre 95 à Cergy, des amateurs de street-art s’initient au graffiti, accompagnés des artistes Horor et Ndeck du collectif Art Osons, ainsi que des membres de l’association Essec & Bab. Sur le cellophane noir, tendu entre deux poteaux, les lettrages colorés prennent forme : « GENERATION ». La fresque participative, mise en place le 10 mai dernier par la Nouvelle scène nationale à l’occasion de Génération(s) #3, fait office d’introduction à la deuxième édition du Cergy Street Festival, organisée par Essec & Bab, du 21 au 25 mai 2019.

« Faire sortir l’Essec dans Cergy »

Essec & Bab, c’est l’association de cultures urbaines de l’Essec situé à Cergy-Préfecture. Née en 2011, Essec & Bab a pour objectif de promouvoir la culture hip-hop en organisant des soirées sur le thème, mais aussi de « faire sortir les étudiants de l’Essec dans Cergy, avec un guide des bonnes adresses », confie Lamia Ouedemi, étudiante en Master 1 à l’Essec et responsable du Cergy Street Festival. Le souhait de gommer la rupture sociale entre les étudiants de la grande école de commerce et les Cergyssois a donné naissance au festival en mai 2018. Suite au succès de la première édition, l’événement est reconduit cette année.

Encore plus d’événements

Soutenus notamment par la mairie de Cergy et la Nouvelle scène nationale, les organisateurs ont vu plus grand pour la deuxième édition du Cergy Street Festival. Le groupe de rap 13 Block est l’invité d’honneur au Théâtre 95, ce jeudi 24 mai. Un concours tremplin a également été lancé pour permettre aux artistes de la scène rap du Val-d’Oise de jouer en première partie.

La diversité des cultures urbaines est célébrée lors de la « journée street » ce samedi 25 mai : initiations au graffiti avec Art Osons, ateliers hip-hop avec Noonanji, démonstrations de parkour avec H2Squad ou encore ateliers Djing avec La Ruche. « Une exposition et une conférence s’ajoutent au programme, précise Lamia. Pour cette deuxième édition, nous attendons encore plus d’étudiants et de familles du 95 pour réunir autour des cultures urbaines ! », s’enthousiasme-t-elle.

Un projet formateur

Démarcher les artistes, obtenir des partenariats, contacter des institutions… Telles étaient les missions des étudiants pendant près d’un an pour organiser le Cergy Street Festival. « S’impliquer dans un projet d’ampleur en parallèle des cours nous a permis d’acquérir des compétences pratiques », évoque Lamia, pour qui l’organisation du festival a été « un véritable job à temps partiel. » Surtout, le partage d’une telle expérience avec les autres étudiants, les partenaires et les artistes, a permis une « véritable ouverture d’esprit », ajoute la jeune étudiante, impatiente de voir son travail aboutir.

En ligne sur la Gazette du Val-d’Oise.

Publicités

Horor, tracé intarissable #3

urban art paris

« Les fissures, les salissures, la matérialité même du support font partie intégrante de l’œuvre. » Horor

Dans un flot de poussière, les chevaux, aux allures fantasmagoriques, galopent sous l’ancienne écurie de la ferme Cavan, à Courdimanche. Comme entremêlées dans leur ruée, les créatures biomécaniques semblent tout droit sorties d’un songe. « C’est une fresque qui symbolise une étape importante dans ma technique artistique », évoque Thomas, alias Horor, membre du collectif cergypontain Art Osons. Les lignes noires et volatiles sur le mur en friche semblent sans fin, toujours en mouvement. La chevauchée, nommée « Charnière » et réalisée en collaboration avec Norione en 2014, est en symbiose avec le lieu historique.

11960201_1639452392977963_4881179496681712838_n

« Charnière » – Ferme Cavan, septembre 2014 – © Horor

Au premier étage de la ferme Cavan, des dessins à l’encre noir jonchent les murs, des livres de sciences naturelles emplissent les étagères. Les cheveux ébouriffés, une tasse de thé à la main, Horor m’accueille dans son atelier. Dans ce petit écrin, bouillonne l’esprit ardent et créatif de l’artiste.

P1030830

Atelier d’Horor – © LB


Premiers tags aux aurores

Des jours et des nuits passés à reproduire sa signature, avant de poser son blaze pour la première fois, à l’abri des regards, sur les murs abandonnés de Cormeilles-en-Parisis. « J’ai toujours aimé dessiner, relate Horor. Quand j’étais gosse, les graffitis qui ornaient les autoroutes me fascinaient : ‘mais comment ces gars-là s’y prennent-ils ?’, me demandais-je incessamment ». Comprendre l’histoire du graffiti. C’est bien ce qui anime le jeune Thomas dans ses années lycée. En boucle, tournait le documentaire « Writers » de Marc-Aurèle Vecchione (2004) retraçant 20 ans du mouvement graffiti parisien. Culte. « C’était des arrêts sur image à répétition pour m’imprégner du lettrage de Bando », se souvient-il, en souriant.

z3ee3nRUx6jA79D7TWaVFU8bHvr

« Writers », de Mac-Aurèle Vecchione (2004)

Mais là où Horor a tout appris, c’est sur le terrain. Fasciné par les graffeurs locaux plus âgés, le jeune homme fait ses premières armes avec ses amis, au sein d’une petite communauté passionnée. « Il n’y a pas d’école de graffiti. L’apprentissage était fondé sur le partage, on était à la fois autodidactes et élèves des plus expérimentés, poursuit Horor. Et puis, c’est un monde empreint de rituels, il faut acquérir les bases pour apprendre d’autres techniques et se forger une crédibilité », explique-t-il. Horor pénètre alors dans l’univers du graffiti, qui prend vie la nuit et s’éteint aux aurores, lorsque les premiers métros s’animent, remplis de travailleurs pressés…

Entre l’inertie et le mouvement

« J’ai mis un certain temps avant de mélanger le dessin et le graff ». Diplômé d’une licence en arts plastiques à la Sorbonne, Horor perfectionne sa pratique du dessin, étudie la philosophie de l’art, s’inspire de peintres d’époques différentes. Les artistes comme Dalí, Egon Schiele, Hans Bellmer, James Jean ou encore Hans Ruedi Giger influencent l’imaginaire graphique d’Horor. « J’étais fasciné par les traits à la fois doux et brutaux de ces artistes, évoque le jeune homme. L’univers onirique, organique, poétique et parfois surréaliste m’attirait… Devant les œuvres de Shiele, je ressens une vive émotion. » Une lueur brille dans ses yeux bleus.

Peu à peu, Horor assume de mêler l’univers du dessin et du graffiti. A la fac, il découvre la bombe à basse pression Montana, qui diffuse un trait ultra-fin. « Ça m’a véritablement ouvert des possibilités dans ma recherche de la courbe idéale », s’enthousiasme-t-il. Entre la force et la légèreté des traits, entre la ligne courbe et la ligne brisée, Horor navigue dans un entre deux. Cherche-t-il l’équilibre dans une forme de tension ? « Cette dualité exprime une quête perpétuelle du mouvement et de l’expressivité. Mon trait n’est, en quelque sorte, jamais terminé… », évoque-t-il. Horor aime graffer dans des lieux abandonnés. Sur le support chargé d’histoire, l’œuvre prend alors tout son sens.

« Je refuse l’image lisseIl s’agit pour moi d’insuffler de la vie dans l’inertie des corps, de montrer la beauté de l’éphémère. »

Des ossatures mécaniques, des textures minérales composent son bestiaire. Lors de sa première exposition personnelle « Reliquae » au Cabinet d’Amateur à Paris du 18 au 28 octobre, Horor nous plonge dans l’anatomie animale de ses créatures fantasmées. Inspiré des illustrations d’encyclopédie, Horor souhaite ancrer le corps des animaux dans l’Histoire, comme pour pallier leur disparition progressive.

Une passion partagée avec Art Osons

Faire de l’art un vecteur d’ouverture. Telle est l’ambition de Horor au sein de l’association Art Osons. C’est en 2012 que l’artiste rencontre Nexer et d’autres membres du collectif. Ensemble, ils organisent des ateliers graffitis dans des maisons d’arrêt ou encore des prisons pour mineurs du Val-d’Oise.

« A travers l’art, on donne aux jeunes les armes pour s’exprimer. C’est comme si on plantait des graines : chacun développe un potentiel pour construire son identité, son imaginaire », évoque Horor, les yeux plein d’espoir.

Ces années de travail en collectif ont permis à Horor de se professionnaliser et d’entreprendre ses propres projets culturels. Prochaine étape pour Horor : un voyage en Tunisie, à la découverte de lieux abandonnés.

18700006_1897162927206907_475606170310761568_n

Peinture du mois Art Osons – Ham, avril 2017

Art Osons, quand le street-art se partage #2

urban art paris

Dix ans. Dix ans que le collectif Art Osons existe. Des peintres, des graffeurs, des photographes et des bénévoles motivés… Depuis 2008, l’association Art Osons peut compter sur une trentaine d’adhérents chaque année pour déployer ses projets culturels à travers l’agglomération de Cergy-Pontoise. Partager et valoriser la création dans les arts graphiques, telle est l’intention artistique et pédagogique du collectif cergypontain.


Des événements culturels

Une sculpture de voitures empilées, ornée de graffitis, trône au milieu du parc François Mitterrand, à Cergy. Les curieux admirent les artistes à l’œuvre, bombe de peinture à main. C’était au festival Cergy, Soit !, quelques années auparavant. « Au début, on était un groupe de cinq potes avec l’ambition de développer les arts visuels en général », se souvient Nexer, street-artist et membre de l’association Art Osons depuis sa création. « Peu à peu, on a développé le côté peinture, et surtout le graffiti », poursuit-il. Ancré dans la vie artistique de Cergy-Pontoise, le collectif Art Osons est devenu rapidement une association. Chaque année, Art Osons intervient lors du festival Cergy, Soit !, le festival des arts de la rue organisé par la ville de Cergy. « Nous organisons aussi des expositions, comme  »Sortie de cours » qui a lieu au mois de mai au Carreau de Cergy », ajoute Nexer. L’exposition présente les œuvres issues des ateliers et des stages menés par les associations de la ville. L’occasion pour les jeunes artistes locaux de s’exprimer et de gagner en visibilité.

« Notre plus gros événement a été le festival Caps Attack, l’année dernière, à Cergy », se souvient Nexer. Pour fêter ses dix ans, Art Osons a visé haut : trois jours d’animations, 46 artistes sélectionnés et 1500m2 de mur investis. « Des concerts, des performances, des ateliers ont rythmé notre tout premier festival des arts de la rue… avec l’aide précieuse des bénévoles sur les parties logistique, sécurité ou encore communication ! », précise l’artiste-graffeur.

21728055_1601888746522948_6543714247759179578_n

Festival Caps Attack – © Art Osons

« Là où on ne nous attend pas »

« Le graffiti nous a permis d’aller à la rencontre d’un public qui n’avait pas accès à l’art », évoque Nexer. A travers le street-art, le collectif Art Osons entend tisser des liens, partager une expérience et émanciper les esprits. Les membres de l’association interviennent régulièrement auprès des jeunes de la région parisienne, à l’instar du centre éducatif de Pontoise ou encore le centre pénitencier pour mineurs de Porcheville. Parfois réfractaires aux activités, les jeunes prennent peu à peu les bombes et réalisent des œuvres surprenantes. « Ce sont des moments incroyablement enrichissants pour les jeunes, et pour nous, s’enthousiasme le jeune graffeur. Finalement, le street-art nous amène là où on ne nous attend pas. »

Un tremplin vers la création artistique

« Au Brûloir, on organise des réunions, on bosse nos projets », raconte Nexer. Le Brûloir, c’est une ancienne maison abandonnée à Cergy, mais aussi un atelier de création, un lieu de vie. Remis en état il y a six mois, Le Brûloir accueille les artistes qui désirent élaborer un projet artistique. « On dispose de matériel, on crée ensemble, ce qui permet aux artistes d’évoluer dans leurs pratiques », souligne-t-il. Par exemple, la petite troupe d’artistes a mis en place la session « peinture du mois ». Autour d’un mur, d’un thème commun et de couleurs communes, les artistes se retrouvent chaque mois pour laisser libre cours à leur créativité. « L’échange, le travail en commun nous influence dans nos manières de créer », évoque le street-artist.

14975231773_51f4c29d8d_o

Fresque collective, 2014 – © Art Osons

Le collectif cergypontain porte en lui le désire de valoriser les artistes et de soutenir la création artistique. « Grâce au réseau associatif local, chacun d’entre nous peut s’impliquer dans les projets culturels et promouvoir son art, explique Nexer Finalement, Art Osons nous donne les clés pour se lancer et se professionnaliser », conclut-il.

44106293_176962679900334_5246230426678198272_n

Transformateur électrique à Saint-Ouen l’Aumône, par Nexer, 2018 – © Nexer

Un collectif qui ne cesse de stimuler la création artistique… Rendez-vous au printemps 2019, pour la deuxième édition du festival Caps Attack, à Cergy !


Artistes du collectif Art Osons :

Katset – Horor – Nori – 2flui – Ndeck – Nexer – Audrey

Article à retrouver sur Urban Art Paris.

Prochain épisode #3 : Horor.

Le collectif Art Osons donne un nouveau visage à Cergy-Saint-Christophe #1

urban art paris

« Graffiti in Cergy »

Au pied de la gare RER de Cergy-Saint-Christophe, les passants lèvent la tête, ébahis et émerveillés. Derrière la médiathèque de l’Horloge, se dresse un immeuble en construction. Cependant, ce ne sont pas ces nouveaux logements qui attirent l’œil. Une femme à la chevelure blonde ornée d’une couronne de fleurs, aux allures de déesse, domine la place depuis la façade du bâtiment. L’immense fresque de 17 mètres aux couleurs vives, nommée « Sérénité », a été réalisée par sept membres de l’association Art Osons, qui regroupe une dizaine d’artistes urbains de l’agglomération.


Une œuvre collective

Sept artistes, deux semaines de travail et des litres de peinture utilisés. Dans le cadre du programme « 1 immeuble, 1 oeuvre » du ministère de la Culture, des entreprises immobilières, dont le promoteur Vinci, s’engagent à commander une œuvre pour chaque immeuble construit. Le maire de Cergy Jean-Paul Jeandon ainsi que Vinci Immobilier ont fait appel au collectif Art Osons pour revêtir la façade du bâtiment. Nexer, Biate, 2flui, Nori, Horor, Katset et Ndek, les sept artistes de l’association, ont donné leur propre coup de pinceau. « Nous avons présenté trois propositions d’esquisses au maire de la ville, évoque Nexer, graffeur d’Art Osons et référent du projet. Ensuite, nous nous sommes répartis par binôme pour réaliser chaque élément de la fresque. » Sur les détails de la main, les motifs du drapé ou encore la végétation, chacun des artistes a trouvé sa place.

« C’est un travail collectif d’ampleur, et nous sommes fiers du résultat ! », s’enthousiasme Nexer.

Allégorie de Cergy

« La fresque met en valeur le patrimoine architectural de la ville de Cergy », souligne la mairie. Le pont rouge, la préfecture, la grande horloge ou bien les douze colonnes… Symboles du rayonnement de la ville, les édifices cergyssois entourent le doux visage de la divinité féminine. « Les tons éclatants du mauve, du rouge et de l’ocre contrastent avec la couleur blafarde du mur en béton », indique l’artiste graffeur.

44118579_2062262533818898_5865532206448902144_n

« Sérénité » – © Art Osons

Les yeux fermés, une boule de cristal qui flotte entre ses mains, la muse apparaît sereine. Elle veille sur la place de la grande Horloge, comme garante des habitants. « Il s’agissait de transmettre un message d’apaisement dans le quartier de Cergy-Saint-Christophe, explique Nexer. D’autre part, la fresque amène l’art là où on ne l’attend pas, dans un but éducatif et social », poursuit-il. « Grâce au street art, le quartier devient plus attractif », ajoute la mairie. Désormais emblème du quartier, la fresque attire les regards, éveille les curieux, et interroge petits et grands. « La peinture embellit la place, sourit une habitante. C’est comme si c’était notre propre musée, à ciel ouvert », conclut-elle, les yeux rivés sur l’œuvre monumentale.

Au pied de la gare RER de Cergy-Saint-Christophe, règne une harmonie paisible, aux couleurs de « Sérénité ».


L’article est à retrouver sur Urban Art Paris & dans la Gazette du Val d’Oise.

Episode #2 : Art Osons, quand le street-art se partage.

Kelkin, entre onirisme et dédale urbain

urban art paris

Le street-artist originaire de Cergy, Kelkin (24 ans) étudie à l’école des Beaux Arts, à Angers. Depuis plusieurs années, il explore des souterrains, ornés de graffitis, pour y peindre son motif fétiche : le labyrinthe.


Sanctuaire

« Des nuits et des nuits passées à peindre sur des rangées de murs calcaires, dans l’obscurité la plus totale. » Le street-artist Kelkin se rappelle le temps où il se faisait la main dans des carrières souterraines, vestiges de la Seconde Guerre mondiale. L’atmosphère froidement troublante des grottes, aux allures primitives, ne lui fait plus peur. Lampe frontale fixée sur la tête et bombe de peinture à la main, Kelkin graffe sur la roche colossale, avec exaltation. « C’est devenu mon sanctuaire », sourit-il. Sa voix résonne dans l’immense labyrinthe souterrain. Le caractère sacré et onirique du lieu transmet une énergie positive au street-artist. « Quand je rentre en région parisienne, j’improvise parfois des sessions, avec des amis. Peindre dans les souterrains permet un retour à soi et à l’instinct primaire », explique Kelkin.

Symbole du rêve

Des tracés sinueux, des symboles antiques, du noir et du blanc. Voici l’univers artistique de l’artisan-peintre Kelkin. « Je passais du temps à dessiner dans ma chambre, évoque-t-il. Un jour, je me suis aperçu que des lignes tortueuses et abstraites apparaissaient sous mon feutre noir, comme un labyrinthe. » Son intention artistique ? S’approprier ce mythe, aux origines préhistoriques, et explorer un monde intérieur. « Pour moi, le labyrinthe est une figuration de l’Homme, explique-t-il. Tout au long de notre vie, on est confronté à des labyrinthes, comme la ville, véritable dédale urbain. »

Chargée en symboles, l’œuvre de Kelkin évoque le rêve et l’inconscient. « À travers mes peintures, je demande à chacun quel est son rêve, précise le jeune homme. Le public a le pouvoir d’actualiser l’œuvre et de donner un sens aux symboles qui s’y trouvent », s’enthousiasme-t-il. Le street-artist s’inspire des cultures étrangères, en intégrant des symboles Adinkra, berbères ou encore asiatiques. Une œuvre universelle qui fait cheminer le public dans son propre labyrinthe intérieur.

314722_1_m

« La Bateleur », par Kelkin, collection « Miroirs de Lames » 2018 – © Kelkin

« Faire vivre mon art »

« Je souhaitais être sur le terrain et faire des choses avec mes mains », résume Kelkin. Après avoir entamé une licence en Arts Plastiques à la Sorbonne en 2013, le jeune homme s’oriente vers une formation de peintre-décorateur, l’année suivante. Il fait ses preuves au sein de l’entreprise de décoration MVDECOR, où il apprend les techniques de base de la peinture. Aujourd’hui étudiant aux Beaux Arts à Angers, Kelkin perfectionne son savoir-faire. « Je suis en perpétuelle recherche artistique pour faire vivre ma passion », suggère le jeune artiste.

Le street-artist ne peint pas seulement dans les souterrains ténébreux. Lors du projet Street Art City, un lieu unique dans l’Allier (Auvergne) qui accueille les artistes du monde entier, Kelkin réalise ses œuvres les plus conséquentes. En résidence pendant cinq jours en juin 2017, il rénove une façade en friche et réhabilite la chambre 020 de l’Hôtel 128. « J’ai aussi présenté ma plus grosse exposition solo, ‘Miroirs de Lames’, à Street Art City », évoque-t-il, les yeux scintillants. Le lieu est ouvert au public jusqu’au 4 novembre 2018.

21617495_1734524303516246_3711467221990824917_n

La façade rénovée par Kelkin – © Street Art City


En attendant, Kelkin exposera au Muséum de Toulouse, le 16 octobre, dans le cadre de la semaine de l’étudiant. Une soirée-exposition organisée par l’association culturelle Aparté.

Découvrez le blog de Kelkin : https://kelkin.org/

Article à retrouver sur Urban Art Paris.