Kelkin, entre onirisme et dédale urbain

Le street-artist originaire de Cergy, Kelkin (24 ans) étudie à l’école des Beaux Arts, à Angers. Depuis plusieurs années, il explore des souterrains, ornés de graffitis, pour y peindre son motif fétiche : le labyrinthe.

La Haute École, tremplin des jeunes artistes #1

Des néons bleus dans une salle obscure, une table de mixage et un piano synthétique réunissent la bande d’amis passionnés de rap, au Studio Neptune à Éragny. La voix grave du rappeur Ebenezer (alias Gama Boonta) résonne dans les enceintes. Le co-fondateur du collectif, Bass (24 ans), se souvient de ses débuts : « Je passais mes journées à enregistrer mes textes de rap chez Jérôme, DJ de notre collectif. C’est ce qui nous a donné l’envie de créer la Haute École pour développer nos projets artistiques ».

Chantiers

Partout, ces femmes et ces hommes sont là. Ils sont parfois tellement proches qu’on ne les voit pas. Camouflés sous des taches de peintures ou encore hissés au sommet d’un échafaudage. Ils existent. Partout, des frontières humaines et sociales se dessinent. S’érige alors un monde séparé, divisé. Ces frontières, j’ai décidé de les gommer. Ou du moins de les relier entre elles. Ce récit entend redonner de la mémoire au métier d’ouvrier. De la matière, de la profondeur, comme à son image. A tous ces artisans qui ont consacré leur vie entière à bâtir notre monde. A Kevin et Antoine qui m’ont accueillie en terre hostile. Et à mon père que j’admire, qui m’a éduquée, nourrie, transmis sa soif de perfection et donné tant d’amour durant vingt ans.