Le collectif Art Osons donne un nouveau visage à Cergy-Saint-Christophe #1

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« Graffiti in Cergy »

Au pied de la gare RER de Cergy-Saint-Christophe, les passants lèvent la tête, ébahis et émerveillés. Derrière la médiathèque de l’Horloge, se dresse un immeuble en construction. Cependant, ce ne sont pas ces nouveaux logements qui attirent l’œil. Une femme à la chevelure blonde ornée d’une couronne de fleurs, aux allures de déesse, domine la place depuis la façade du bâtiment. L’immense fresque de 17 mètres aux couleurs vives, nommée « Sérénité », a été réalisée par sept membres de l’association Art Osons, qui regroupe une dizaine d’artistes urbains de l’agglomération.


Une œuvre collective

Sept artistes, deux semaines de travail et des litres de peinture utilisés. Dans le cadre du programme « 1 immeuble, 1 oeuvre » du ministère de la Culture, des entreprises immobilières, dont le promoteur Vinci, s’engagent à commander une œuvre pour chaque immeuble construit. Le maire de Cergy Jean-Paul Jeandon ainsi que Vinci Immobilier ont fait appel au collectif Art Osons pour revêtir la façade du bâtiment. Nexer, Biate, 2flui, Nori, Horor, Katset et Ndek, les sept artistes de l’association, ont donné leur propre coup de pinceau. « Nous avons présenté trois propositions d’esquisses au maire de la ville, évoque Nexer, graffeur d’Art Osons et référent du projet. Ensuite, nous nous sommes répartis par binôme pour réaliser chaque élément de la fresque. » Sur les détails de la main, les motifs du drapé ou encore la végétation, chacun des artistes a trouvé sa place.

« C’est un travail collectif d’ampleur, et nous sommes fiers du résultat ! », s’enthousiasme Nexer.

Allégorie de Cergy

« La fresque met en valeur le patrimoine architectural de la ville de Cergy », souligne la mairie. Le pont rouge, la préfecture, la grande horloge ou bien les douze colonnes… Symboles du rayonnement de la ville, les édifices cergyssois entourent le doux visage de la divinité féminine. « Les tons éclatants du mauve, du rouge et de l’ocre contrastent avec la couleur blafarde du mur en béton », indique l’artiste graffeur.

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« Sérénité » – © Art Osons

Les yeux fermés, une boule de cristal qui flotte entre ses mains, la muse apparaît sereine. Elle veille sur la place de la grande Horloge, comme garante des habitants. « Il s’agissait de transmettre un message d’apaisement dans le quartier de Cergy-Saint-Christophe, explique Nexer. D’autre part, la fresque amène l’art là où on ne l’attend pas, dans un but éducatif et social », poursuit-il. « Grâce au street art, le quartier devient plus attractif », ajoute la mairie. Désormais emblème du quartier, la fresque attire les regards, éveille les curieux, et interroge petits et grands. « La peinture embellit la place, sourit une habitante. C’est comme si c’était notre propre musée, à ciel ouvert », conclut-elle, les yeux rivés sur l’œuvre monumentale.

Au pied de la gare RER de Cergy-Saint-Christophe, règne une harmonie paisible, aux couleurs de « Sérénité ».


L’article est à retrouver sur Urban Art Paris & dans la Gazette du Val d’Oise.

Episode #2 : Art Osons, quand le street-art se partage.

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Kelkin, entre onirisme et dédale urbain

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Le street-artist originaire de Cergy, Kelkin (24 ans) étudie à l’école des Beaux Arts, à Angers. Depuis plusieurs années, il explore des souterrains, ornés de graffitis, pour y peindre son motif fétiche : le labyrinthe.


Sanctuaire

« Des nuits et des nuits passées à peindre sur des rangées de murs calcaires, dans l’obscurité la plus totale. » Le street-artist Kelkin se rappelle le temps où il se faisait la main dans des carrières souterraines, vestiges de la Seconde Guerre mondiale. L’atmosphère froidement troublante des grottes, aux allures primitives, ne lui fait plus peur. Lampe frontale fixée sur la tête et bombe de peinture à la main, Kelkin graffe sur la roche colossale, avec exaltation. « C’est devenu mon sanctuaire », sourit-il. Sa voix résonne dans l’immense labyrinthe souterrain. Le caractère sacré et onirique du lieu transmet une énergie positive au street-artist. « Quand je rentre en région parisienne, j’improvise parfois des sessions, avec des amis. Peindre dans les souterrains permet un retour à soi et à l’instinct primaire », explique Kelkin.

Symbole du rêve

Des tracés sinueux, des symboles antiques, du noir et du blanc. Voici l’univers artistique de l’artisan-peintre Kelkin. « Je passais du temps à dessiner dans ma chambre, évoque-t-il. Un jour, je me suis aperçu que des lignes tortueuses et abstraites apparaissaient sous mon feutre noir, comme un labyrinthe. » Son intention artistique ? S’approprier ce mythe, aux origines préhistoriques, et explorer un monde intérieur. « Pour moi, le labyrinthe est une figuration de l’Homme, explique-t-il. Tout au long de notre vie, on est confronté à des labyrinthes, comme la ville, véritable dédale urbain. »

Chargée en symboles, l’œuvre de Kelkin évoque le rêve et l’inconscient. « À travers mes peintures, je demande à chacun quel est son rêve, précise le jeune homme. Le public a le pouvoir d’actualiser l’œuvre et de donner un sens aux symboles qui s’y trouvent », s’enthousiasme-t-il. Le street-artist s’inspire des cultures étrangères, en intégrant des symboles Adinkra, berbères ou encore asiatiques. Une œuvre universelle qui fait cheminer le public dans son propre labyrinthe intérieur.

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« La Bateleur », par Kelkin, collection « Miroirs de Lames » 2018 – © Kelkin

« Faire vivre mon art »

« Je souhaitais être sur le terrain et faire des choses avec mes mains », résume Kelkin. Après avoir entamé une licence en Arts Plastiques à la Sorbonne en 2013, le jeune homme s’oriente vers une formation de peintre-décorateur, l’année suivante. Il fait ses preuves au sein de l’entreprise de décoration MVDECOR, où il apprend les techniques de base de la peinture. Aujourd’hui étudiant aux Beaux Arts à Angers, Kelkin perfectionne son savoir-faire. « Je suis en perpétuelle recherche artistique pour faire vivre ma passion », suggère le jeune artiste.

Le street-artist ne peint pas seulement dans les souterrains ténébreux. Lors du projet Street Art City, un lieu unique dans l’Allier (Auvergne) qui accueille les artistes du monde entier, Kelkin réalise ses œuvres les plus conséquentes. En résidence pendant cinq jours en juin 2017, il rénove une façade en friche et réhabilite la chambre 020 de l’Hôtel 128. « J’ai aussi présenté ma plus grosse exposition solo, ‘Miroirs de Lames’, à Street Art City », évoque-t-il, les yeux scintillants. Le lieu est ouvert au public jusqu’au 4 novembre 2018.

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La façade rénovée par Kelkin – © Street Art City


En attendant, Kelkin exposera au Muséum de Toulouse, le 16 octobre, dans le cadre de la semaine de l’étudiant. Une soirée-exposition organisée par l’association culturelle Aparté.

Découvrez le blog de Kelkin : https://kelkin.org/

Article à retrouver sur Urban Art Paris.

Riders

Reportages

Les roues qui rebondissent sur le bitume, des planches de bois qui virevoltent et des corps qui ondulent librement dans la chaleur douce d’un soir printanier. Sur les bords de la Seine, on s’arrête. Des jeunes, filles et garçons, semblent aussi légers qu’une petite bulle de savon. Comme suspendus dans l’air, ils dansent sur les planches colorées, enchaînent inlassablement les figures, emportés par une cadence enjouée. Une sensation d’osmose, hors du temps.

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Les Berges – © Laura Barbaray


Réunis au sein du collectif DockSession, les longboarders parisiens laissent libre cours à leur talent chaque dimanche sur les Berges de la Rive Gauche, en face du Musée d’Orsay. Initié en 2014 par Lotfi Lamaali, virtuose du longboard dancing et ambassadeur de marque (Loaded board), DockSession est un rassemblement hebdomadaire qui vise à promouvoir la discipline et créer un lien entre les différentes communautés de longboard à travers le monde. A Paris, l’association compte près de 200 passionnés. Une pratique qui allie danse et glisse.

« Nous, on fait pas mal de freestyle ». Trois jeunes longboard-danceuses, habituées des quais, évoquent leur sport favori. « On laisse flotter notre corps sur la planche, l’esthétique des mouvements s’acquiert peu à peu », explique Ophélie, sa longboard aux motifs tribaux dans les mains. Sur le terrain, les trois amies glissent naturellement, de façon harmonieuse et rythmée. Le longboard dancing attire aussi bien les filles que les garçons. Une mixité appréciée dans le monde du skate et de la culture urbaine.

 

 

Avec un peu d’élan et les écouteurs branchés sur une musique chill, les riders tournoient sur eux-mêmes avec souplesse. « Avant, j’étais trop raide sur la planche. Mais en un an de pratique, j’ai pris de l’aisance » remarque Marvin. Ses petits pas de danse habiles sur la planche lui donnent une sensation de liberté et d’apesanteur. Comme une fusion entre le danseur et sa matière première.

Devant le hangar métallique et tagué, Charles-Adrien lance sa longboard et la fait tourner entre ses pieds. C’est aussi lui qui fabrique les longues planches de bois, chacune personnalisée. Il a créé sa propre marque, Majutsu, imprégnée de culture japonaise. « J’ai aussi réalisé des collaborations avec des street-artists, dont Noty Aroz à l’occasion d’une exposition en 2016. J’ai dessiné le Murciélago – la divinité issue de Batman et de la Santa Muerte mexicaine – sur une longboard », se souvient-il.

 

 

Le bois de la planche racle le sol bétonné. « C’est la figure de l’ange », confie Marvin. Lotfi, le sourire aux lèvres, maîtrise sa longboard parfaitement. Sur place, il multiplie les pirouettes. Avec ses mains, il rattrape sa planche au vol. C’est ce qu’on appelle un aerograb dans le vocabulaire des riders. « On est là tous les dimanches » explique Lotfi. « La Docksession est un rendez-vous libre et spontané. Chacun ride comme il l’entend. Les plus expérimentés donnent des conseils aux novices et tout le monde passe un bon moment » s’enthousiasme-t-il. La seule consigne : une ambiance conviviale. Pour cela, des jam musicaux accompagnent régulièrement les sessions de longboard.

 

 

La DockSession a aussi sa mascotte. Saucisse le Jack Russell, sous le regard attendri des passants, monte volontiers sur une planche… et s’agrippe fermement au mollet de sa maîtresse.

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Saucisse – © Laura Barbaray

La communauté de longboarders évolue dans un climat apaisé, accueillant et chaleureux. Fédérés autour d’une discipline et d’un lieu, les riders partagent des expériences, tissent des liens et donnent une véritable impulsion à la création artistique.

Laura Barbaray

Enric Sant, zones inexplorées

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A l’occasion de sa première exposition en France, l’artiste urbain de Barcelone Enric Sant dévoile un univers incisif et exprime la condition humaine dans ses œuvres.


Une chemise sous un pull cintré, les doigts noircis par la peinture, des corps nus sur les tableaux. Il est 17 heures lorsque j’arrive à la galerie ADDA&TAXIE à Paris, dirigée par Anna Dimitrova et Valériane Mondot, sous une légère bruine. « Oh, bonjour et bienvenue ! ¿ Qué tal ? » me lance Enric Sant, l’artiste à l’honneur, avec un accent espagnol prononcé. Un large sourire, une accolade et une petite bise. Je me sens tout de suite à l’aise. « Prends ton temps pour regarder les œuvres » me dit-il dans sa langue maternelle. Des tableaux aux tons criards et lumineux à la fois, des corps qui tourbillonnent dans un triptyque, des esquisses aux personnages intrigants revêtent les murs de la galerie. Près de l’escalier qui mène au sous-sol, les coupes à champagne bien alignées scintillent sur la table en attendant d’être servies. Tout est prêt pour le vernissage. « Âpre Zone ». C’est le nom de la première exposition d’Enric Sant en France, qui a lieu à la galerie ADDA&TAXIE, ouverte depuis juin au cœur des prestigieuses galeries d’art du 8ème arrondissement, du 3 février au 17 mars 2018.

© Enric Sant 87x300cm _Trayectoria_Aurea__oil_on_canvas__2017 courtesy Adda & Taxie Gallery

« Trayectoria Aurea », huile sur toile – © Enric Sant

Un artiste passionné

Enric Sant est un artiste urbain de Barcelone. Il a 33 ans et est passionné d’art depuis l’enfance. « J’ai toujours eu un crayon à la main. Je dessinais et je peignais beaucoup quand j’étais gosse. A 16 ans, je suis tombé dans la culture urbaine. Avec des amis, on était branchés graffitis. On s’est mis à peindre sur les murs dans les rues de Barcelone. » explique-t-il. Après un baccalauréat d’arts plastiques, il entre à l’Université des Beaux Arts de Barcelone, où il acquiert de solides compétences artistiques. « Je continuais à graffer sur les murs, et en parallèle j’exposais dans des galeries avec d’autres artistes, en collaboration sur des projets» se souvient-il.

Barcelone. L’une des capitales incontournables de street-art. C’est dans les ruelles et les boulevards animés de la ville que l’aventure commence. L’aventure d’une bande de quatre copains passionnés et talentueux. En 2007, Enric Sant fonde avec ses amis graffeurs Grito, Aryz et Registred, le collectif Mixed Media. « Tous les quatre, on était férus de graffitis. Cependant, on ne peignait pas tant des lettres ou des messages, mais des personnages. On avait créé notre propre univers. Et puis, un jour Grito a dit ‘On va peindre avec des rouleaux’ et non plus avec des bombes. Alors on a commencé à peindre très haut. Les autres graffeurs de Barcelone étaient jaloux car on produisait au dessus de leurs œuvres ». Le collectif Mixed Media jouissait d’une renommée dans la ville et au-delà des frontières de Barcelone. Aujourd’hui, chacun a suivi sa voie professionnelle. « Le collectif a toujours été une source d’inspiration pour moi. Les gars sont très doués et vont toujours plus loin dans leur recherche artistique. Mes œuvres actuelles sont évidemment imprégnées de nos expériences et de notre façon de penser ». Une lueur brille dans ses yeux bruns.

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Mexique – © Enric Sant

Au-delà du confort

Des corps nus, agglutinés et décharnés. L’être humain est le thème central de son exposition intitulée « Âpre zone ». Et pourtant si éloigné de son univers d’origine. Il avait peu à peu affirmé son style en créant des personnages inhumains, grotesques, monstrueux. Tout droit inspirés de bandes-dessinées, de jeux vidéos ou encore du cinéma de science-fiction.

Mais l’exposition relève d’une signification bien particulière. « Âpre » c’est ce qui est amer au goût, mais aussi ce qui est violent et rude. « Zone » peut faire référence aux zones du corps, aux zones urbaines difficiles à délimiter, mais aussi à la zone de confort. « ‘Âpre’ (‘áspero’ en espagnol) signifie pour moi une situation inconfortable. Les œuvres exposées ici m’ont contraint à sortir de ma zone de confort, de mon univers personnel fait de personnages figuratifs. En représentant le corps humain, je voulais aller plus loin dans ma recherche, sortir de ma zone de confort artistique et me confronter à de nouvelles expériences esthétiques » s’enthousiasme-t-il. « Aussi, la zone âpre, rugueuse, c’est le moment dans notre vie où l’on est confronté à des choix. Une épreuve que l’on doit surmonter pour avancer ». L’engouement de l’artiste ne faiblit pas.

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« The lesson », huile sur toile – © Enric Sant

Viser toujours plus haut et aller au-delà de ses limites. Tels sont les maîtres mots d’Enric. Le processus de création de l’artiste espagnol témoigne d’un véritable travail, d’un effort qu’il dépasse pour faire dialoguer ses œuvres. « Des concepts de création me viennent en tête, ils germent dans mon esprit pendant un certain temps. Je dessine, je prends des notes en amont. Les idées ne sont pas définies tout de suite. Par exemple, le tableau ‘Estratos’ a mis un certain temps avant d’aboutir ».

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« Estratos », huile sur toile – © Enric Sant

Une œuvre humaniste

Ainsi, l’humain apparaît comme l’axe principal de son œuvre. « Selon moi, l’Homme est l’objectif de l’art. Les êtres humains créent des œuvres artistiques pour les êtres humains ». Un humaniste contemporain ? Oui, car Enric souhaite exprimer toute la beauté de l’être humain dans ses tableaux, mais aussi toute la complexité dont il fait preuve. « Je travaille tout ce qui touche à l’Homme : ses pensées, ses sentiments. En dénudant les corps, je les humanise. J’enlève les couches superficielles et je remets les corps à leur état naturel » éclaire Enric.

Quand on est face à ses tableaux, on se demande ce qu’est réellement l’être humain. « En quelque sorte, on se pose des questions qui concernent l’existence de l’Homme : d’où vient-on ? Qui sommes-nous ? Les corps agglutinés et enlacés renvoient à tout ce que l’être humain peut absorber de beau, mais aussi à tout ce qu’il peut détruire autour de lui. L’être humain est une entité unique, indivisible, c’est un seul et même corps. Et à la fois, c’est un être complexe, avec des débordements d’émotions et une diversité culturelle très riche » évoque l’artiste.

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Exposition « Âpre Zone » 03/02/2018 – © ADDA&TAXIE

Les couleurs vives et sombres des tableaux évoquent la personnalité duale de l’être humain. Un univers mystérieux, oppressant, presque onirique, qu’il puise autant chez les grands maîtres de la Renaissance, comme Michel-Ange ou plus tard Rubens, mais aussi dans la culture contemporaine. « La peinture à huile, une technique somme toute académique, exprime les couleurs d’une façon extraordinaire et unique. J’aime la matérialité des couleurs. La peinture à huile est parfaitement adaptée à ma manière de travailler ». Ce travail de la matière, Enric l’expérimente aussi dans le choix des supports. « J’utilise souvent le bois comme support de mes tableaux. Le bois apporte une valeur ajoutée au rendu final. Les corps nus sont déposés sur le bois nu. Il y a un véritable dialogue entre le support et la matérialité des couleurs et des sujets ».

Alors, les corps nus se rencontrent, se heurtent, s’échauffent. Et nous renvoient à notre propre intériorité.


« Âpre Zone » d’Enric Sant du 3 février au 17 mars 2018 – Galerie ADDA&TAXIE, au 35 avenue Matignon à Paris (métro Miromesnil).

Enric Sant présentera également ses œuvres à la Urban Art Fair du 12 au 15 avril 2018 à Paris.

Laura Barbaray